Mega, c'est quoi, comment ça marche?

C’est assez simple. Il reprend les choses exactement là où Megaupload les avait laissées.

A.Ca
Mega, c'est quoi, comment ça marche?
©printscreen

C’est assez simple. Il doit reprendre les choses exactement là où Megaupload les avait laissées. Il s’agit d’un hébergeur de fichiers dans le nuage Internet (le cloud), où les internautes peuvent déposer (uploader) et télécharger (downloader) des fichiers de tout type (texte, musique, programme, vidéo, jeux…). Une sorte de médiathèque immense et immatérielle, comme nous l'explique la DH.

Il faut s’affilier au service en créant un compte utilisateur, gratuit ou payant. Chaque compte gratuit se voit offrir un espace de stockage de 50 Go. Pas mal pour un service cloud, mais néanmoins quatre fois moins généreux que feu Megaupload dans ses grandes heures… Côté payant, trois tarifs mensuels sont proposés : 9,99 € (500 Go d’espace pour 1 To de bande passante), 19,99 € (2 To de stockage pour 4 To de bande passante) et 29,99 € (4 To de stockage avec 8 To de bande passante). Chérot ?

Niveau utilisateur, Megaupload et Mega, malgré un design revu et quelques nouveautés pratiques, ce sera chou vert et vert chou. Mais pas au niveau de l’architecture légale du site. Dotcom a bien ingéré ses (Mega) erreurs passées, et la formule de Mega semble le rendre inattaquable à l’avenir. Pour deux raisons.

1) Le cryptage

C’est la clé, le cœur, du nouveau Mega. Chaque fichier déposé sur la plate-forme sera automatiquement chiffré. L’utilisateur qui le télécharge, reçoit donc en retour une clé pour le décrypter. Le but premier de la manœuvre ? Dédouaner légalement Mega en cas de trafic de contenu pirate – et il y en aura. Avec Megaupload, l’entreprise ne pouvait nier la nature pirate des contenus qui transitaient sur son portail. Avec Mega et son cryptage, c’est corrigé.

2) Le dédoublement des serveurs

Chaque site Internet meurt, si ses serveurs meurent. Megaupload, dont les serveurs étaient logés uniquement aux États-Unis, fut donc définitivement hors ligne suite au down du FBI. Mega est bien plus coriace. Son parc de serveurs est en effet dédoublé dans deux pays différents, loin des États-Unis, et loin de la loi DMCA (Digital Millennium Copyright Act). Imaginons que Megaupload ait opté pour ce procédé : le site serait toujours online !

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