Édito: Panne de courant

"C’est très symbolique et emblématique de ce que permet une coalition Olivier", concluait Jean-Marc Nollet dans La Libre de samedi. Quelques heures ont suffi pour vérifier la véracité de la conviction. Un édito de Paul Piret.

Édito: Panne de courant
©C. Bortels

Samedi, dans nos colonnes, Jean-Marc Nollet avait ponctué sa présentation de "cadeau" électrique aux consommateurs wallons de cette plaisante assertion : "C’est très symbolique et emblématique de ce que permet une coalition Olivier". Quelques heures ont suffi pour mesurer la véracité de la conviction

A coup sûr, elle tenait moins de l’assurance que de l’incantation tant le ministre Ecolo de l’Energie encaisse, depuis, une volée de bois vert où coalisés PS/CDH et opposants MR s’affichent indistincts dans le même tollé. De quoi voir revenir le propos comme un boomerang : voilà qui serait devenu emblématique de ce que ne permet pas ou plus l’Olivier. Une coalition qui, pour rappel, ne fut nullement imposée comme à l’étage fédéral par l’arithmétique et l’usure du modèle belge. Elle crut démarrer sur base volontaire et dans d’inventives accordailles. Voilà que l’attelage, comme dans la fable de La Fontaine, "souffle, sue, est rendu". Et qu’il paraît l’être singulièrement dans des dossiers énergétiques et territoriaux où le coalisé écologiste se trouve - par sa faute ou non - en première ligne, sinon au centre de la cible.

Le ministre Nollet aurait-il été maladroit ? Ou, à l’inverse, trop habile aux yeux de la concurrence ? Est-ce son annonce qui, déjà, participe de la précampagne électorale pour 2014 ; ou sont-ce les réactions à son endroit ? En tout cas, non, la proposition ne va pas de soi ; mais oui, elle vaut la peine d’être étudiée.

On en oublierait le fond du sujet. Dommage. Les coûts de l’énergie en général, ceux du photovoltaïque en particulier, constituent une interpellation permanente. Il n’y a pas qu’en fiscalité que l’impératif de justice redistributive doit être repensé de fond en comble !