ArcelorMittal: un repreneur pour la cokerie?

Tous les acteurs de la taskforce ArcelorMittal se sont réunis pour faire le point sur la trentaine d’entretiens entre les différents groupes de travail qui a eu lieu depuis un mois. Et en marge des réunions de la taskforce, la rumeur circule.

Isabelle Lemaire
ArcelorMittal: un repreneur pour la cokerie?
©Bruno Devoghel

Tous les acteurs de la taskforce ArcelorMittal se sont réunis vendredi après-midi au cabinet Marcourt pour faire le point sur la trentaine d’entretiens entre les différents groupes de travail qui a eu lieu depuis un mois.

D’emblée, le ministre a signifié qu’aucun nom de repreneur potentiel ne serait cité, pas plus que d’éventuelles actions à entreprendre contre le groupe Mittal, ni même une estimation du temps que pourrait durer ce bras de fer.

Suite aux révélations faites à la "Libre" ce mercredi par un proche du dossier, qui évoquait la mission de la banque d’affaires Degroof de trouver des repreneurs potentiels pour le bassin liégeois, les syndicats auraient voulu savoir si une liste de noms avait été établie. Ils n’ont donc pas pu le demander.

Mais les syndicats liégeois font état d’une rumeur persistante qui circule depuis quelques semaines. "Le groupe allemand ThyssenKrupp serait intéressé par la cokerie", signale Jean-Luc Rader de la FGTB Métal. Un scénario jugé "envisageable" et qui pourrait même être couplé à l’alimentation en énergie d’autres sites du froid, grâce à la récupération du gaz produit par la cokerie.

Au-delà de l’aspect reprise, le cabinet de consultant Roland Berger a mentionné divers scénarios industriels et un projet de business plan à cinq ans, sans citer aucun chiffre et tout en restant prudent. "Il évoque une baisse de la demande en acier et pas de reprise avant 2017 et même là, avec une baisse des niveaux de 10 % par rapport à 2008. Il parle de surcapacité structurelle, ce que j’ai dénoncé car la surcapacité est conjoncturelle selon moi", indique Jordan Atanasov de la CSC Météa.

Le syndicaliste s’est dit "déçu" au sortir de la réunion. "On a l’impression que tout est déjà ficelé." FGTB et CSC souhaitent multiplier les contacts, avec notamment le cabinet Berger, jusqu’à la prochaine réunion de la task force qui devrait avoir lieu au plus tard fin mars.