Chypre : le Président du Parlement européen prône une solution "socialement acceptable"

Le président du Parlement européen Martin Schulz, s'est prononcé dimanche pour une protection des petits épargnants après la décision de l'Union européenne de taxer tous les dépôts bancaires en contrepartie d'un plan de sauvetage pour Chypre.

Chypre : le Président du Parlement européen prône une solution "socialement acceptable"
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AFP

Le plan de sauvetage de Chypre doit être "socialement acceptable" et ne pas toucher les petits épargnants, a déclaré dimanche le président du parlement européen Martin Schulz, au lendemain de l'annonce de ce plan controversé de l'Union européenne et du FMI.

La zone euro et le FMI ont trouvé samedi matin à Bruxelles un accord sur un plan de sauvetage d'un maximum de 10 milliards d'euros pour Chypre, en échange d'une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires qui rapportera 5,8 milliards d'euros.

Décision sans précédent, pour réduire leur participation les bailleurs de fonds ont demandé à Nicosie d'instaurer une taxe exceptionnelle de 6,75% sur les dépôts bancaires en-deçà de 100.000 euros et de 9,9% au-delà de ce seuil, ainsi qu'une retenue à la source sur les intérêts de ces dépôts.

"Il est normal de faire participer les clients des banques", a estimé le chef du parlement européen dans un entretien à l'édition en ligne du Welt am Sonntag, mais "la solution doit être socialement acceptable". M. Schulz a estimé que "le plan doit être modifié, par exemple avec une exemption de taxe", pour les comptes inférieurs à 25.000 euros.

Les conservateurs de la CDU de la chancelière Angela Merkel ont accueilli favorablement le plan de sauvetage tandis que les libéraux démocrates du FDP, partenaires de la coalition au pouvoir, n'ont pas encore dit s'ils voteraient en faveur du plan au parlement.

Comme les précédents plans de sauvetage de l'Union européenne, le plan concernant Chypre doit être approuvé par la chambre basse allemande, le Bundestag.

Le porte-parole aux Finances du groupe parlementaire des sociaux-démocrates, principal parti d'opposition, a estimé auprès du journal Die Welt que le plan de sauvetage laissait de côté des questions importantes.

Le chef du groupe des Verts Juergen Trittin a déclaré pour sa part dimanche au quotidien Bild que son parti avait besoin de clarification sur la politique fiscale de Chypre avant de pouvoir éventuellement apporter son soutien à l'accord.

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