L'euro au-delà d'1,30 dollar après la déception sur l'emploi aux USA

L'euro rebondissait avec vigueur vendredi, remontant au-dessus de 1,30 dollar pour la première fois en deux semaines. Les chiffres sur l'emploi aux États-Unis ,où les embauches ont connu un violent ralentissement en mars, n'y sont pas innocents.

L'euro au-delà d'1,30 dollar après la déception sur l'emploi aux USA
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L'euro rebondissait avec vigueur vendredi, remontant au-dessus de 1,30 dollar pour la première fois en deux semaines, face à un billet vert plombé par des chiffres très décevants sur l'emploi aux États-Unis où les embauches ont connu un violent ralentissement en mars.

Vers 18H00 GMT (20H00 à Paris), l'euro valait 1,3021 dollar contre 1,2934 dollar jeudi vers 21H00 GMT.

La monnaie unique européenne remontait également nettement face à la monnaie japonaise, à 126,62 yens contre 124,60 yens jeudi soir.

Le dollar, qui avait perdu un peu de terrain face à la monnaie japonaise juste après la publication des chiffres sur l'emploi, se reprenait en cours d'échanges new-yorkais et s'affichait à 97,22 yens contre 96,33 yens la veille.

L'euro est monté en flèche face au dollar, la monnaie américaine pâtissant de la publication du très attendu rapport mensuel sur l'emploi américain, considéré comme un baromètre crucial pour jauger la vigueur de l'économie du pays.

Or ces statistiques officielles ont fait l'effet d'un coup de tabac sur les marchés, en faisant état d'une division par trois sur un mois du solde net des créations d'emplois du pays en mars, à 88.000 nouveaux postes, au plus bas depuis juin 2012 et très inférieures aux attentes.

"On est très, très loin du compte, c'est une gigantesque déception. Il y a une petite consolation avec la baisse du taux de chômage", qui a reculé de 0,1 point par rapport à février pour s'établir à son niveau le plus faible depuis décembre 2008, "mais cela-même n'a rien de vraiment enthousiasmant", a observé Anita Paluch, analyste du courtier Gekko Markets.

Et pour cause. "La baisse du taux de chômage s'explique par le fait qu'un nombre important de chômeurs ont tout simplement cessé de chercher du travail", et donc une baisse de la population active, "plutôt qu'une réelle augmentation du nombre de personnes trouvant un emploi", a commenté James Knightley, analyste chez ING.

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