Édito : Swissport, triplement inacceptable

Le chaos provoqué par la grève "spontanée" du personnel de la société Swissport, en charge de la manutention aéroportuaire, n’est pas acceptable. Un édito de Vincent Slits.

Édito : Swissport, triplement inacceptable
©Bernard Demoulin

"Welcome to Belgium !" Les étrangers de passage hier à l’aéroport de Zaventem n’ont certainement pas dû apprécier à sa juste valeur notre légendaire sens de l’accueil. Le chaos provoqué par la grève "spontanée" - en réalité "sauvage" - du personnel de la société Swissport, en charge de la manutention aéroportuaire, n’est pas acceptable.

Le préjudice est triple. Pour la réputation internationale et l’image de l’aéroport de Bruxelles-National, poumon économique vital du pays. Pour les compagnies aériennes clientes de l’aéroport, ensuite, qui évoluent dans un secteur toujours fragilisé par la crise. Enfin, et surtout, pour les milliers de passagers, pris une nouvelle fois en otage par cette forme nouvelle de guérilla syndicale qui ne respecte plus les règles de bonne conduite de la concertation sociale.

Le malaise au sein de Swissport doit évidemment être analysé, rencontré. Et des réponses doivent être apportées par la direction à la problématique de la surcharge de travail pesant sur le personnel de l’entreprise, autant que sur ses conditions de sécurité. Mais de grâce, arrêtons cette stratégie suicidaire qui consiste à saper auprès des investisseurs étrangers l’image de notre pays, en abusant et en détournant le droit de grève, au mépris le plus souvent de ceux qui paient pour des services qu’ils sont en droit d’attendre.

Dès hier, notamment dans les rangs libéraux, des voix se sont élevées pour réclamer l’instauration d’un service minimum. Discours maintes fois entendu, jamais concrétisé contrairement à certains de nos voisins. Alors, Swissport, la grève de trop ?


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