Pression fiscale stable en Belgique

Comme chaque année, les experts du groupe de consultance PwC ont calculé le "tax freedom day", jour mesurant de manière symbolique le moment de l’année où le contribuable cesse de travailler pour payer des impôts et commence à travailler pour lui. Symbole parce que ce chiffre ne sert qu’à comparer la pression fiscale au niveau international et que cette fiscalité est souvent liée à la qualité des services rendus à la population. Bref, ce jour qui ne veut rien dire dans l’absolu tombe cette année en Belgique le 14 juin, comme en 2012. "Mais il avait progressé en 2011", rappelle Franck Dierckx, Managing Partner chez PwC Tax Consultants.

P.V.C.

Optimisation ?

Comme chaque année, les experts du groupe de consultance PwC ont calculé le "tax freedom day", jour mesurant de manière symbolique le moment de l’année où le contribuable cesse de travailler pour payer des impôts et commence à travailler pour lui. Symbole parce que ce chiffre ne sert qu’à comparer la pression fiscale au niveau international et que cette fiscalité est souvent liée à la qualité des services rendus à la population. Bref, ce jour qui ne veut rien dire dans l’absolu tombe cette année en Belgique le 14 juin, comme en 2012. "Mais il avait progressé en 2011", rappelle Franck Dierckx, Managing Partner chez PwC Tax Consultants.

Sur base de ce calcul (impôts et cotisations sociales comparées au PIB), cette pression fiscale a même reculé d’un cran, passant de 45 % l’an passé à 44,9 % cette année. Pas assez pour donner le sentiment d’une diminution de cette pression ? Non, mais Franck Dierckx souligne que le gouvernement a réussi à maintenir le cap en dépit de la crise que traversent notre pays et le reste de l’Union européenne. Un bon point pour le gouvernement Di Rupo ? "Oui, si on compare notre pays à la Suède, nous sommes comme ce pays au top en matière d’enseignement et de soins de santé, à enveloppe comparable. Mais par ailleurs, notre pays souffre d’un problème de compétitivité, et la pression fiscale, qui reste très élevée par rapport aux pays voisins, est mal perçue par les citoyens en raison de l’inefficacité relative des pouvoirs publics. Dans ce classement, encore une fois à budgets comparables, la Suède est en troisième place et la Belgique en onzième place" , conclut Franck Dierckx. Mais la Suède n’a pas à rémunérer les administrations de gouvernements régionaux.

PwC a aussi effectué ces calculs à l’étranger, question de disposer de points de comparaison. Et cette fois, c’est la France fait figure d’exception. "Pour la première fois depuis le début de cette étude, nos voisins Outre-Quiévrain nous ont rattrapés. Avec une pression fiscale record de 46,3 %, le TFD en France correspond cette année à la date du 19 juin (comparé au 12 juin l’an dernier)". Chez nos voisins aussi, cette évolution a été influencée par une conjoncture difficile.

Petit rappel

Sur la forme, l’étude annuelle de PwC est régulièrement critiquée, avec raison, bien entendu. Mais le ton de la présentation évolue. Cette année, l’étude a été ponctuée de commentaires de rappel sur la nature de l’utilisation des impôts. "L’importance sociale des impôts avait déjà été largement mise en exergue l’an dernier. Les citoyens reçoivent en effet une contrepartie considérable en échange du poids fiscal qu’ils assument : enseignement, infrastructures, système judiciaire, police et services d’incendie ainsi qu’une redistribution des recettes via notre couverture sociale", a donc tenu à rappeler le groupe de consultance.