Soldes déjà ce samedi ?

Les soldes reviennent deux fois l’an avec une régularité de métronome : le 3 janvier pour ceux d’hiver, le 1er juillet pour ceux d’été. Autrement dit, lundi. Demande a été faite d'avancer ces soldes pour profiter du week-end.

Mikolajczak Charlotte
Soldes déjà ce samedi ?
©BELGA

Les soldes reviennent deux fois l’an avec une régularité de métronome : le 3 janvier pour ceux d’hiver, le 1er juillet pour ceux d’été. Autrement dit, lundi.

Si le 1er juillet était tombé dimanche, les soldes auraient pu débuter samedi. C’est la loi qui le dit. Les commerçants auraient donc pu faire le plein plus vite et mieux. Des voix se sont donc élevées, dont celles du mouvement des indépendants Izeo, pour demander que les soldes de cet été 2013 soient avancés à ce samedi. Aucune réponse n’a été encore donnée.

La météo de la fin de l’hiver et du printemps a été "calamiteuse", indique Izeo, "doublée d’une crise économique qui n’en finit pas de finir". De quoi "décimer" les ventes de textiles et chaussures, les premiers visés par les soldes. "Les commerçants disposent de stocks deux fois plus élevés qu’en temps normal", ajoute le mouvement.

Ce que confirme l’enquête de l’UCM effectuée auprès de 269 commerçants indépendants wallons et bruxellois : les stocks sont plus importants que l’an dernier (pour 47,7 % d’entre eux), et le chiffre d’affaires plus faible (pour 49,2 %). Les rabais vont donc valser dès le premier jour, avec un minimum de -30 %.

Si l’autorisation d’ouvrir les soldes ce samedi est donnée, ce sera une première. Mais cela changera-t-il vraiment les choses ? Depuis deux à trois semaines déjà, les commerçants ont donné un petit air de soldes à leur vitrine. Quelques-unes de manière illégale, la majorité en toute légalité; la loi interdit en effet d’annoncer les rabais, pas d’en faire. Et il y a deux manières aisées d’y arriver.

Les braderies, d’abord. La loi en autorise une par an par groupement local de vendeurs (rue, quartier, shopping center…). Pour anticiper les soldes, certains les ont programmées pendant la période des présoldes, voire juste avant le 1er juillet. Les ventes conjointes, ensuite, du type réduction ou offre d’une 3e pièce à l’achat de deux pièces. Elles sont tout aussi légales et de plus en plus exploitées. Dernièrement, le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) est allé à leur rencontre dans quelque 470 magasins et en a déniché deux fois plus que l’an dernier : 19 % des magasins de vêtements et de chaussures les pratiquent cette année contre 11 % en 2012. Pas seulement les grandes chaînes, insiste le SNI, les boutiques aussi. Pour trois raisons majeures : des stocks très importants (pour 53 % d’entre eux), d’autres magasins le font (27 %), le client le demande (20 %). Reste que 66 % des commerçants ne s’y sont pas pliés, estimant que la plupart des consommateurs n’apprécient pas qu’on les oblige à acheter deux articles au lieu d’un. Pour eux, tout commence donc lundi. Ou samedi ?