Après la dégringolade, l'euro se reprend timidement

L'euro tentait de se reprendre face au dollar lundi, après avoir dégringolé vendredi suite à la publication de chiffres de l'emploi américain meilleurs que prévu, alors qu'en Europe les ministres des Finances de la zone euro se réunissaient à Bruxelles.

AFP

L'euro tentait de se reprendre face au dollar lundi, après avoir dégringolé vendredi suite à la publication de chiffres de l'emploi américain meilleurs que prévu, alors qu'en Europe les ministres des Finances de la zone euro se réunissaient à Bruxelles.

Vers 13H00 GMT (15H00 à Paris), l'euro valait 1,2845 dollar, contre 1,2832 dollar vendredi à 21H00 GMT. La monnaie unique européenne était tombée vendredi peu après l'annonce des statistiques américaines sur le chômage à 1,2806 dollar, son niveau le plus faible depuis le 17 mai.

L'euro montait légèrement face à la devise nippone, à 129,87 yens contre 129,78 yens vendredi. Le dollar se stabilisait face au yen, à 101,10 yens contre 101,14 yens vendredi soir. Le billet vert est monté en début d'échanges asiatiques à 101,53 yens vendredi, son plus haut niveau depuis fin mai.
"Après une fin de semaine dernière spectaculaire du fait des créations d'emplois aux États-Unis meilleures qu'attendu, le calendrier économique est plus léger" cette semaine, commentait Anita Paluch, analyste chez Gekko Markets.

Les cambistes décortiqueront mercredi les minutes de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed, espérant y voir des signes précis du calendrier et des modalités de la diminution du programme de rachats d'actifs.

Les ministres des Finances de la zone euro se retrouvaient à Bruxelles lundi pour ce qui devrait être leur dernière réunion avant les vacances d'été pour évoquer la situation de la Grèce et du Portugal. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, assistera à cette réunion.
Ils devront déterminer si la Grèce peut bénéficier d'une nouvelle tranche de prêts, d'un montant de 8 milliards d'euros, et faire le point sur la situation au Portugal dont la crise politique a suscité la crainte d'une relance de la crise de l'euro. Cette rencontre intervient alors que l'euro évolue proche de son plus bas niveau depuis plus d'un mois, toujours pénalisé par la hausse généralisée du billet vert face aux grandes devises mondiales.

Le dollar a bénéficié vendredi de la solidité du rapport mensuel sur l'emploi en juin en États-Unis, qui a fait état de 195.000 créations nettes d'emplois et d'une révision à la hausse des embauches en mai.

Ces chiffres font augmenter la probabilité de voir la Réserve fédérale américaine (Fed) commencer sous peu à diminuer ses mesures d'aide à la première économie mondiale. Ces mesures se traduisent par des injections massives de liquidités dans le système financier américain et ont pour effet de diluer la valeur du billet vert.
De plus, ces chiffres peignent le tableau d'un "marché de l'emploi qui s'améliore plus qu'attendu", commentait Craig Erlam, analyste chez Alpari UK.
Le taux de chômage est tout de même resté inchangé à 7,6%.

La banque centrale, qui a averti que ses injections de liquidités étaient liées à la conjoncture, fait de la baisse du chômage l'un de ses principaux objectifs.
Vers 13H00 GMT, la livre britannique était presque stable face à l'euro, à 86,09 pence pour un euro, et amorçait un rebond face au billet vert, à 1,4920 dollar pour une livre, après être tombée vendredi à 1,4858 dollar, son niveau le plus faible niveau depuis mi mars.

La devise helvétique baissait face à l'euro, à 1,2397 franc suisse pour un euro, après avoir atteint 1,2412 franc vers 12H10 GMT, son niveau le plus faible en un mois. La monnaie suisse baissait aussi face au billet vert, à 0,9650 franc pour un dollar, tombant même vers 04H55 GMT à 0,9667 franc, son plus bas niveau depuis fin mai.

L'once d'or a terminé à 1.225,50 dollars au fixing du matin contre 1.272,76 dollars vendredi soir.
La devise chinoise a fini à 6,1338 yuans pour un dollar contre 6,1328 yuans vendredi.