Décès inopiné de la femme la plus riche d’Espagne, Rosalia Mera

La cofondatrice du groupe textile Zara a succombé à une attaque cérébrale.

AFP
Décès inopiné de la femme la plus riche d’Espagne, Rosalia Mera

La cofondatrice de l’empire du textile espagnol Inditex (Zara), Rosalia Mera, femme philantrope la plus riche d’Espagne, est décédée jeudi d’une attaque cérébrale à l’âge de 69 ans à l’hôpital San Rafael de La Corogne, dans le nord de l’Espagne, a indiqué vendredi une source hospitalière. Elle avait été transférée dans cet hôpital après une attaque cérébrale survenue lors de ses vacances aux Baléares, selon la presse. 

Rosalia Mera avait co-fondé avec son ex-mari, Amancio Ortega le groupe Inditex. Depuis l’ouverture de la première boutique Zara, en 1975 à La Corogne, le couple a créé un véritable empire de la mode à petit prix, Inditex, avec comme autres marques, comme Massimo Dutti, Oysho, Pull and Bear ou encore Bershka. Elle avait divorcé d‘Amancio Ortega en 1986 et avait quitté le conseil d’administration d’Inditex en 2004 tout en conservant 5,05 % du capital, selon le quotidien économique "ABC". 

Inditex a exprimé, dans un communiqué, "sa profonde tristesse", regrettant "la perte d’une personne qui a tant contribué au lancement et au développement du groupe". Décrite par le magazine Forbes comme la "self-made woman la plus riche du monde", cette femme d’affaires disposait également de 30,6 % dans le capital de la chaîne d’hôtels Room Mate et avait accumulé un patrimoine de 6,1 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros). 

Cette fortune faisait d’elle la femme la plus riche d’Espagne, classée 195e sur la liste 2013 des personnes les plus riches du monde de Forbes et 66e femme la plus puissante au monde. Rosalia Mera, née en 1944 dans un quartier ouvrier de la ville galicienne de La Corogne, autodidacte, avait quitté l’école à 11 ans pour entrer comme apprentie dans une maison de mode à 13 ans. Elle en avait gardé de fortes convictions politiques ancrées à gauche. 

Philanthrope, elle avait créé, après son divorce avec Amancio Ortega en 1986, la fondation Paideia ("éducation" en grec) d’aide aux personnes défavorisées et pour les enfants handicapés, comme son fils Marcos, atteint d’une malformation cérébrale de naissance. "Le capital doit se mettre au service des autres. C’est ce qui fait qu’on s’apprécie lorsqu’on se regarde dans le miroir", disait-elle encore selon "ABC".