Grèce : 12.500 employés en mutation pour restructurer la fonction publique

Cette décision du gouvernement grec a provoqué une nouvelle grogne sociale.

Belga
Grèce : 12.500 employés en mutation pour restructurer la fonction publique
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Le gouvernement grec a donné lundi son feu vert pour parachever la mutation de 12.500 fonctionnaires d'ici à fin septembre dans le cadre de restructuration de la fonction publique, ce qui provoque de nouveau une grogne sociale. "Nous avons approuvé les décisions finales pour que le pays puisse respecter le calendrier (dicté par la troïka UE-BCE-FMI) et muter 12.500 fonctionnaires d'ici à la fin septembre", a déclaré Kyriakos Mitsotakis, ministre de la Réforme de l'administration publique, à l'issue d'une réunion interministérielle sous l'égide du Premier ministre conservateur, Antonis Samaras.

La Grèce s'est engagée auprès de ses créanciers à muter 25.000 fonctionnaires au total d'ici à la fin de l'année et à en licencier 4.000 pendant la même période afin de réduire ses dépenses publiques.

Fin juillet, le gouvernement avait déjà procédé à la mutation de 4.000 fonctionnaires, qui sont compris dans le nombre total de 12.500 personnes, dont la plupart des enseignants et des employés du ministère de l'Education, ce qui a provoqué une vague de protestation.

Le syndicat des enseignants du secondaire (Olme) ont menacé d'observer une grève pour empêcher l'ouverture des écoles, prévue dans la deuxième semaine de septembre.

La centrale des fonctionnaires, Adedy, doit se réunir lundi après-midi pour se prononcer sur une proposition de mouvement de protestation "a priori pour jeudi", a indiqué à l'AFP une responsable du syndicat.

Les fonctionnaires mutés sont obligés d'accepter leur nouveau poste sinon ils sont mis en chômage partiel avec un salaire réduit en risquant leur licenciement quelque mois plus tard.

La restructuration de la fonction publique comprend la fusion des organismes et des hôpitaux et la suppression de nombreux postes.

La réduction du nombre des fonctionnaires, qui a pris de retard mais qui est un sujet très sensible étant donné le taux de chômage qui ne cesse de grimper (27%), est l'une des conditions pour la poursuite des versements des prêts de la zone euro et du FMI (Fonds monétaire international) au pays.

Les hauts responsables de la troïka sont attendus à Athènes pour procéder au contrôle régulier des comptes grecs fin septembre, juste après les élections en Allemagne et sur fond du débat sur un éventuel nouveau plan d'aide à la Grèce qui ne parvient pas à sortir de la crise.