Un coup d'oeil à travers des Google Glass

Elles en font rêver certains, n'inspirent que des moqueries de la part d'autres. Cela dit, dans le caste monde des technologies, les Google Glass ne passent pas inaperçues.

Jean-Baptiste Marchal
Un coup d'oeil à travers des Google Glass
©Belga

Elles en font rêver certains, n'inspirent que des moqueries de la part d'autres. Cela dit, dans le caste monde des technologies, les Google Glass ne passent pas inaperçues. Histoire de ne laisser personne de côté, une courte présentation était organisée par la firme américaine, écrivent nos confrères de La Dernière Heure. Pour l'occasion, une équipe d'ambassadeurs a traversé l'Atlantique. Dans leurs bagages: les lunettes high tech.


Un mot d'ordre: KISS

Keep It Stupidly Simple, le présentateur me reprendra en tendant une paire de lunettes: "Oui, c'est ça, Keep It Simple", évidemment, c'est difficile de qualifier de stupide ce petit bijou. En fait de bijou, sa carcasse de plastique ne trompe personne. La finition ne souffre aucun défaut, même si l'apparence générale de l'objet n'est guère esthétique.

Pour le coup, pas de verres de vision. Google y travaille. Par contre, si la branche de gauche laisse un sentiment de lunettes du futur, c'est la branche de droite qui attire le regard. Une petite protubérance, longue et large comme un doigt, se termine en un long tube translucide.

Pas de précaution particulière, l'engin s'installe sans gêne. Son poids est perceptible sans constituer un frein à l'emploi. Pour le quart d'heure qu'a duré le test du moins. Si sur le visage d'un autre les Google Glass lui donnent l'apparence d'un geek un peu perdu, une fois sur son propre visage, c'est comme si de rien n'était.

Comme si car, l'air de rien, les lunettes sont réactives. Quelques secondes suffisent à l'ambassadeur Google pour connecter les lunettes à son smartphone. De là tous les paramètres du compte sont téléchargés. Les lunettes fonctionnent également de façon autonome pourvu qu'elles puissent puiser leurs informations via WiFi. Simple on vous disait ...


Et après? Cherchez l'usage

En quinze minutes top chrono, difficile de faire le tour complet de la machine. D'abord car un temps d'adaptation est nécessaire. Certes la prise en main est simple – les Google Glass répondent à la voix et au doigt, via un touchpad situé sur la branche droite en l'occurrence – mais le minuscule écran demande une certaine gymnastique de l’œil.

"L'écran est légèrement surélevé au dessus de l'oeil pour ne pas gêner la vision, explique l'Américain, cela donne l'impression de loucher? C'est normal au début, il faut un peu de temps pour en prendre l'habitude." Lui ne quitte plus ses lunettes. Il admet les utiliser davantage durant ses loisirs qu'au boulot ... et avoir envoyé quelques mails bizarres à son patron. La reconnaissance vocale nécessite aussi un petit temps d'adaptation.

Rien de surprenant à cela. Le petit écran, ajustable pour s'adapter à chacun, ne permet guère un travail de bureau. En revanche pour une recherche sur le web, lire un SMS ou un mail concis, voire suivre un itinéraire (via la connexion de son smartphone au réseau data donc), c'est suffisant. L'information est lisible, claire et, à condition de s'y adapter, ne nécessite visiblement pas d'effort.

On est donc loin du fantasme des plus geeks: pas d'analyse de l'environnement, des personnes, etc. Les lunettes ne sont pas apparues très proactives non plus, même si très réactives. Deux questions taraudent encore les esprits: quand et combien? Sans réponse. Et vu l'usage probable, il ne serait pas insensé d'imaginer que cet artefact se retrouve en compétition avec les montres connectées.