Gare aux faux vendeurs d’autos

Si vous ne voulez pas être le “corniaud” de service, il est préférable de prendre quelques précautions avant d’acheter un véhicule d’occasion. Malgré la prévention, les faux marchands sont bien présents sur ce marché.

B.L (st.)
Gare aux faux vendeurs d’autos
©REPORTERS

Si jamais vous retrouvez, sur votre portière ou votre pare-brise, une carte de visite vous proposant ses services de vente ou d’achats de véhicules d’occasion, méfiez-vous, il s’agit probablement d’un faux vendeur. A ma connaissance, aucun vendeur professionnel n’utilise ce genre de cartes de visite. Ils n’ont pas besoin de ça pour se faire connaître , confirme Daniel Labours, secrétaire général de GV0, l’organe des négociants en véhicules d’occasion affilié à Federauto. Même si le phénomène n’est pas nouveau, il prend de l’ampleur au fur et à mesure que le marché des voitures d’occasions grandit. Et le succès des sites de ventes de ces véhicules n’arrange rien au problème. C’est un phénomène réellement compliqué à éradiquer. Les faux vendeurs laissent peu de traces. Les numéros de téléphone sur la plupart de ces cartes de visite changent à peu près toutes les trois semaines. Ça prouve leur volonté de ne pas se faire retrouver. Notre seul moyen de lutter contre ça, c’est la prévention , explique Daniel Labours.

Voitures volées, sommes d’argent jamais perçues et autres vols de papiers font partie des nombreuses arnaques présentes sur le marché des voitures d’occasion. Les dommages peuvent être importants et dans la plupart des cas, il est difficile de retrouver la trace de l’escroc. La première étape est bien souvent de s’assurer qu’il s’agit d’un vendeur agréé.

Vendeur professionnel et faux vendeur, quelle différence ? N’importe qui ne peut pas devenir vendeur agréé de véhicules d’occasion. Comme pour les autres métiers du secteur, il s’agit tout d’abord d’obtenir l’accès à la profession, qui ne s’acquiert qu’après deux ans de cours et la réussite d’un examen. Le vendeur en question doit ensuite s’enregistrer au registre de commerce. En cas de réel doute, le client a la possibilité de vérifier ces documents-là…, estime Daniel Labours. Cependant, quelques précautions de base peuvent éviter d’en arriver là.

Quelques conseils

Malheureusement, il faut presque tout le temps être méfiant dans ce genre d’affaires. Accepter un rendez-vous à domicile est fortement déconseillé, c’est une question de sécurité. On peut facilement se faire voler ses papiers ou se faire cambrioler , prévient le secrétaire général de GVO. Et une fois les papiers de votre véhicule perdus, impossible de le vendre. Mieux vaut donc se rendre dans un établissement reconnu. De plus, certains documents sont indispensables avant de verser toute somme d’argent lors de l’achat d’un véhicule. Outre les certificats d’immatriculation et de conformité, le vendeur professionnel doit pouvoir fournir la facture d’achat originale du véhicule, ainsi qu’une garantie d’un an. Autant de documents que les escrocs ne sont souvent pas en mesure de vous donner. 

Le contact avec le vendeur a également toute son importance selon Denis Labours : “Un simple numéro de portable ne suffit pas. En cas d’arnaque, il sera très difficile de retrouver le faux vendeur. Il est préférable de vérifier l’identité et l’adresse de la personne avant de s’engager dans toute transaction .” Enfin, plaque marchande (reconnaissable à sa couleur verte) ne rime pas forcément avec vendeur agréé. C elui qui peut prouver qu’il vend 12 voitures ou plus peut recevoir cette plaque, sans aucune forme de contrôle , regrette M. Labours. Pourtant, la plupart des achats et ventes de véhicules d’occasion se font entre particuliers et en toute légalité. Mais les fraudes restent nombreuses dans le marché des voitures d’occasion. La méfiance est donc de mise.

Sur le même sujet