Airbus va stabiliser ses effectifs après cinq ans de croissance

Airbus, la filiale de construction d'avions civils d'Airbus group (ex-EADS) va globalement stabiliser ses effectifs à partir de 2014 après avoir embauché 16.500 personnes en cinq ans, ont indiqué ses dirigeants lundi à Toulouse.

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Airbus va stabiliser ses effectifs après cinq ans de croissance
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Airbus, la filiale de construction d'avions civils d'Airbus group (ex-EADS) va globalement stabiliser ses effectifs à partir de 2014 après avoir embauché 16.500 personnes en cinq ans, ont indiqué ses dirigeants lundi à Toulouse.

Le constructeur d'avions européen, qui a encore battu des records de commandes en 2013 (1503 commandes nettes) et a plus de huit ans de production devant lui, va désormais embaucher surtout du personnel de production et moins d'ingénieurs de développement car Airbus n'a pas prévu de lancer d'avion totalement nouveau dans les dix prochaines années.

"Nous avons embauché 16.500 personnes depuis cinq ans, plus de 3.000 l'an dernier et nous recruterons encore un millier de personnes en 2014, auxquels s'ajouteront 500 emplois pour nos collègues des autres branches du groupe en cours de restructuration (défense et espace)", a déclaré Fabrice Brégier, PDG d'Airbus, lors de la présentation des résultats commerciaux 2013 de l'entreprise.

"On va un peu plus que remplacer les départs naturels de 2014 avec ces embauches, on est entré dans une période de stabilité après une hausse phénoménale" a déclaré le DRH de la société et d'Airbus group Thierry Baril, en marge de la réunion.

Airbus compte actuellement environ 61.000 salariés en Europe (dont 25.200 en France) et plus de 40% des embauches comme des effectifs concernent les établissements français.

Les salariés d'Airbus ne sont pas affectés par le plan de réduction d'effectifs de 5.800 postes en préparation dans les autres branches du groupe de défense et d'aéronautique (qui compte 145.000 salariés au total environ).

"Sur le millier de recrutements externes qu'Airbus va faire en 2014, 80% vont concerner les postes de production pour accompagner le lancement de l'avion long courrier A350" qui sera livré à partir de la fin 2014, a indiqué M. Baril. "Une adaptation va être nécessaire pour redéployer les compétences là où on va en avoir davantage besoin", a indiqué le DRH.

"On passe d'un cycle où l'on lançait de grands programmes l'A380, l'A350, vers des améliorations continues de l'ensemble de notre famille de produits, A330, A320 Neo, A380 peut être un jour remotorisé, stretché (allongé), on aura beaucoup plus de développements moins importants, donc moins risqués", a expliqué de son côté Fabrice Brégier.

M. Baril s'est démarqué de l'alarmisme pour l'emploi manifesté par le syndicat français CGT qui a récemment évoqué 2 à 3.000 suppressions d'emploi à venir dans les sociétés d'ingénierie sous-traitantes d'Airbus en Midi-Pyrénées.

"Ce n'est pas demain matin qu'on se retrouvera avec des centaines de gens en trop dans ces sociétés. Elles ne travaillent pas que pour Airbus, mais pour toute la filière aéronautique, je suis assez optimiste: on sait gérer cela à moyen terme à l'échelle de la filière", a-t-il ajouté.