La place des femmes au travail : halte à cinq idées reçues

La société de conseil Acerta fait un cas aux clichés sur la place des femmes au travail. Les cinq clichés qu'il faut mettre au placard!

Pierre Benhamou (st.)
La place des femmes au travail : halte à cinq idées reçues
©REPORTERS

La société de conseil Acerta fait un cas aux clichés sur la place des femmes au travail.

"Mieux vaut un patron qu’une patronne"

Selon l’étude intitulée "Les Femmes au sommet" et publiée en 2012 par l’Institut pour l’égalité entre femmes et hommes, seules 29,8 % des femmes actives occupent un poste à responsabilité au sein des organisations belges. Cette situation s’améliore cependant, comme le note la présidente de la société spécialisée dans les ressources humaines Acerta, Astrid de Lathauwer, pour qui "de plus en plus de femmes se retrouvent à la tête de sociétés et assument avec talent une position de leadership".


"Les femmes, plus attachées à leur vie privée que les hommes"

"On constate de manière indifférenciée entre hommes et femmes une volonté croissante de trouver un équilibre entre travail et vie privée", affirme Astrid de Lathauwer. L’étude annuelle menée par la société de conseil en ressources humaines Acerta en collaboration avec l’Université de Louvain démontre en effet que 24 % des hommes et des femmes ne souhaitent pas changer de fonction, cela afin de préserver leur vie privée.


"Les femmes, moins technophiles que les hommes"

Une étude publiée par la fédération de l’industrie technologie Agoria en 2011 pointe qu’un salarié sur sept occupant une fonction dans le secteur technologique est une femme. Par ailleurs, seuls 10 % des étudiants inscrits en filière technologique sont des femmes. Une situation déséquilibrée que regrette Astrid de Lathauwer pour qui "la Belgique se doit de fournir d’immenses efforts afin de changer les mentalités et de permettre aux femmes de se lancer sans complexe dans l’industrie des technologies". Comme le rappelle l’ancienne vice-présidente des ressources humaines de Belgacom, l’industrie technologique souffre actuellement de cette désaffection car près de "1000 emplois n’y sont pas pourvus faute de candidats malgré des salaires en moyenne supérieurs de 10 % aux autres secteurs professionnels".


"Les femmes gèrent différemment leur carrière que les hommes"

Pour Astrid de Lathauwer, "il existe des nuances entre hommes et femmes mais certainement pas de différences". 60% des femmes accordent ainsi de l’importance au fait de pouvoir entretenir des contacts humains dans le cadre de leur travail contre seulement 50 % des hommes. Pour autant, l’étude d’Acerta démontre bien que femmes et hommes affichent un niveau égal d’engagement dans leur travail.


"Les femmes, incapables de réseauter"

Enfin, l’étude d’Acerta se penche sur les relations qu’entretiennent les femmes à l’idée de se construire un réseau de relations professionnelles. Loin d’en être incapables, il semblerait que celles-ci assistent de plus en plus aux événements de networking organisés par les sociétés de ressources humaines avec un taux de participation qui se monte désormais à 44 % pour l’ensemble de ces rendez-vous. Comme le conclut la présidente d’Acerta "les femmes, comme les hommes peuvent être efficaces ou non dans leur travail mais cela n’a strictement rien à voir avec le fait qu’elles soient des femmes". Une bonne façon de tirer un trait définitif sur tous les clichés entourant la place des femmes au sein de la sphère professionnelle.