Harcèlement en ligne: et si on avait trouvé une solution?

Une ado de 14 ans a présenté un projet séduisant et ingénieux. Mais sera-t-il efficace ? Google prend le pari !

Harcèlement en ligne: et si on avait trouvé une solution?
© Reporters
Rédaction en ligne

Une ado qui se suicide après avoir été couverte d'insultes sur Ask.fm, le nouveau joujou des ados. Une autre qui n'en peut plus de découvrir des torrents d'injures sur son Facebook. Si les réseaux sociaux ont envahi nos vies, ce n'est pas toujours pour le meilleur. Au-delà des liens qu'ils permettent de créer ou de maintenir, les "networks" sont aussi un défouloir, qui servent à certains pour libérer leurs pulsions de mort au travers de messages haineux. Au détriment des autres, parfois plus faibles. 


Plusieurs spécialistes se sont penchés sur la question du cyber-harcèlement, sans véritablement trouver de réponse adéquate. Ils viennent de se faire "doubler" par une jeune adolescente de 14 ans à peine. Trisha Prabhu a mis au point une interface qui permet aux auteurs de messages plus ou moins désagréables de relire leur écrit, tout en se voyant présenter les conséquences possibles qu'un tel mail aura sur le destinataire. Sobrement intitulée "Rethink", ou "Repenses-y", cette idée a été testée sur plusieurs dizaines de collégiens (533 pour être précis), explique le Huffington Post.

Selon les chiffres de l'enquête menée sur l'interface, près de 93% des ados ont finalement laissé tomber, et n'ont pas publié ou envoyé le message haineux. Soit nettement plus qu'un autre programme, qui permettait uniquement de relire le message, sans expliquer les effets néfastes de la publication. Un succès qui a tapé dans l'oeil du géant Google, qui a sélectionné l'idée de la jeune fille pour faire partie des "15 idées qui changent le monde" lors de sa Google Science Fair. 

Ce concours réunissant des ados aussi doués qu'ingénieux permet au vainqueur de remporter un voyage de rêve. Mais pour Trisha, l'essentiel est ailleurs. Elle espère désormais que son projet sera appliqué à tous les réseaux sociaux, afin d'endiguer le phénomène du cyber-harcèlement, qui fait des ravages chez les plus jeunes.

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