Doel 3 et Tihange 2 pourraient ne jamais redémarrer

Selon la VRT, les parois des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 sont fortement fragilisées en raison de milliers de microfissures.

Doel 3 et Tihange 2 pourraient ne jamais redémarrer
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Selon la VRT, les parois des réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 sont fortement fragilisées en raison de milliers de microfissures. Ceci a été mis en évidence lors de tests intermédiaires, indique mardi soir la VRT, dans son JT, sur base de "plusieurs sources fiables". Par conséquent, il est probable que les réacteurs ne redémarreraient pas cet hiver, voire jamais. "Il est trop tôt pour tirer des conclusions dans un sens comme dans l'autre", réagit Electrabel. Les tests ont été effectués au Centre d'étude de l'énergie nucléaire à Mol. "Les résultats intermédiaires montrent que les parois du réacteur sont fortement fragilisées (par des milliers de microfissures, ndlr)", indique la VRT. Si ces résultats devaient être confirmés, Doel 3 et Tihange 2 ne pourraient redémarrer au plus tôt qu'au printemps 2015. En outre, il y a un risque accru que les réacteurs soient à l'arrêt définitivement", estime la VRT.

Les deux réacteurs nucléaires ont été mis à l'arrêt de façon inattendue fin mars en vue de réaliser des tests supplémentaires sur les cuves de réacteurs, après la découverte de microfissures au cours de l'été 2012. Ils avaient déjà été mis à l'arrêt durant près d'un an après cette découverte.

En mars dernier, une porte-parole de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN)avait déjà évoqué une possible fermeture définitive des deux réacteurs en question, tout en précisant qu'une analyse supplémentaire était nécessaire. L'AFCN réagissait à l'annonce, faite la veille par Electrabel, de la nouvelle mise à l'arrêt de ses deux réacteurs. Des tests menés sur un matériau présentant des défauts similaires à ceux relevés en 2012 sur les réacteurs nucléaires de Doel 3 et Tihange 2 ont permis d'établir que les propriétés de résistance des cuves semblaient davantage influencées par l'irradiation qu'attendu par les experts, avait alors expliqué l'AFCN.

Electrabel avait annoncé en juin que les réacteurs ne pourraient refonctionner avant l'automne en raison de tests supplémentaires à réaliser. Cette échéance reste à ce stade d'actualité, affirme Electrabel. "Le programme de tests est en cours", indique la porte-parole d'Electrabel, Anne-Sophie Hugé. "Les essais menés jusqu'à ce jour ne permettent pas de tirer de conclusions, ni dans un sens ni dans l'autre."

Les résultats des tests supplémentaires seront transmis à l'Agence fédérale de contrôle nucléaire. Une décision sur un éventuel redémarrage pourra alors seulement être prise, précise Electrabel.


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