Le gouvernement wallon lance le plan Marshall 4.0

L'industrie demeure le coeur de cible du plan Marshall. Il s'agira toujours de soutenir l'innovation dans les secteurs technologiques de pointe et dans les secteurs traditionnels.

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Le gouvernement wallon lance le plan Marshall 4.0
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Le gouvernement wallon a approuvé jeudi les grandes lignes de son troisième plan Marshall, baptisé "4.0". La majorité PS-cdH entend recentrer les priorités de ce programme de redéploiement économique initié il y a dix ans autour de l'économie numérique et de l'économie circulaire. "Tous les économistes disent que les dix, vingt ans qui viennent, on connaîtra en Europe une croissance faible mais cette croissance peut être durable si on la cible bien", a souligné le ministre-président, Paul Magnette.

Par ce plan 4.0, le gouvernement wallon veut inscrire la Région dans la 4e révolution industrielle, soit la révolution numérique, après la machine à vapeur, l'électricité et l'automatisation, a souligné le ministre de l'Economie, Jean-Claude Marcourt.

A cette révolution numérique, l'exécutif adjoint l'économie circulaire qui veille à favoriser une transition écologique de l'économie tant par la réduction de la consommation et de l'utilisation de matières premières que par le recyclage et la valorisation des déchets.

L'industrie demeure le coeur de cible du plan Marshall. Il s'agira toujours de soutenir l'innovation dans les secteurs technologiques de pointe et dans les secteurs traditionnels. La nouvelle mouture du plan s'adressera davantage aux PME qui seront plus intégrées dans les 6 pôles de compétitivité existants. Une attention plus grande sera portée par ailleurs à la création d'activité en aval des pôles.

Des mesures viseront aussi le territoire. Actuellement, 0,7 pc du territoire wallon est affecté aux zones d'activité économique (ZAE) alors que le plan de secteur consacre 1,6 pc de celui-ci à l'activité économique, a rappelé le vice-président Maxime Prévot. La mobilité sera aussi prise en compte, notamment par un meilleur raccordement des ZAE ou l'accélération du dragage des voies hydrauliques.

Dès lundi, le gouvernement ouvrira la concertation sur ces grandes lignes en rencontrant le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour aborder avec lui les efforts à accomplir dans l'enseignement et la formation. La version définitive est attendue au printemps. Les moyens financiers seront comparables à ceux de la mouture précédente, soit 2,5 milliards d'euros.