Banques grecques à recapitaliser

La situation était anticipée et le montant est inférieur aux prévisions.

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AFP et Patrick Van Campenhout

La Banque centrale européenne (BCE) a fait état samedi d’un besoin de capital allant jusqu’à 14,4 milliards d’euros pour les quatre principales banques grecques privées, montant inférieur aux sommes prévues par les partenaires d’Athènes pour leur recapitalisation. La banque centrale a mené ces derniers mois une vaste revue des actifs des banques ainsi qu’un test de résistance. Cet examen "révèle un besoin de capital total de 4,4 milliards d’euros dans le scénario de base et de 14,4 milliards d’euros dans le scénario défavorable", marqué par une forte dégradation des conditions financières et économiques en Grèce, a précisé la BCE dans un communiqué.

Sont concernées les banques Alpha Bank, Eurobank, NBG et Banque du Pirée, cette dernière apparaissant comme la plus fragile, avec un manque de capital de près de 5 milliards d’euros en cas de scénario défavorable et de 2,2 milliards dans le scénario de base.

Bénéfices courants en hausse

Samedi soir, la Banque du Pirée a annoncé ses résultats sur les neuf premiers mois de l’année avec une hausse de 17 % sur un an de ses bénéfices avant impôts et provisions à 875 millions d’euros et des pertes à 635 millions. Pour la même période, Alpha a annoncé une hausse de 8,7 % de ses bénéfices avant provisions à 871,6 millions d’euros et des pertes après impôts de 838 millions d’euros. La NBG a enregistré pour le deuxième trimestre des bénéfices avant provisions à 434 millions, en hausse de 22 % par rapport au premier trimestre et des pertes après impôts et provisions à 1,614 milliard d’euros. 

Ces quatre banques ont jusqu’au 6 novembre pour présenter un plan de refinancement à l’autorité européenne de supervision, nouvel organe de contrôle bancaire, qui opère sous l’égide de la BCE. Le Parlement grec a adopté samedi soir le projet de loi fixant les règles du lancement de cette recapitalisation dès ce lundi.

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