Le café, le cacao et les bananes d’abord

Fairtrade Belgium veut montrer l’impact de leurs ventes sur le Sud.

A.Ma.
Le café, le cacao et les bananes d’abord
©DR

Scampis, haricots et noix de cajou. Particularité : les haricots, les noix, mais aussi le curcuma, le sucre, et le riz au jasmin qui accompagne le plat, sont des produits issus du commerce équitable (fairtrade). C’est autour d’une table vietnamienne, en effet, que Fairtrade Belgium (ex-Max Havelaar) a voulu tenir sa rencontre de presse pour parler de ses projets en 2016. Pour illustrer, saveurs à l’appui, l’assortiment toujours plus vaste des produits.

Un assortiment présent dans les supermarchés mais qui demeure par trop méconnu des consommateurs. Même si, d’après la dernière enquête de décembre 2015, 53 % des familles belges avaient au moins un produit issu du commerce équitable chez elles (24 % en 2008).

Certes, l’équitable fait son chemin et les ventes progressent (à 105 millions d’euros en Belgique et plus de 6 milliards dans le monde), mais… Mais ce n’est pas assez car, comme l’explique Lily Deforce, directrice de Fairtrade Belgium, du côté des producteurs du Sud, de nouvelles organisations se présentent, actives dans la production de cacao, café, bananes, riz et autres et avec elles, les volumes disponibles augmentent… Qui doivent être vendus ! Or, "l’offre est supérieure à la demande pour quasiment tous les produits où on est actif". D’où l’idée, tout en continuant à élargir l’assortiment, de se concentrer dans les 5 ans qui viennent au niveau communication sur 3 produits : le café d’abord (avec des projets en faveur du climat), puis la banane (avec la détermination d’un salaire vital plutôt que minimum) et le cacao (avec un focus sur le travail des enfants). Pour booster les ventes et montrer toujours plus l’impact du commerce équitable sur le 1,7 million de familles de producteurs du Sud concernés.