Attentats: le plan d'investissement d'un milliard d'euros à Brussels Airport est confirmé

Le principal actionnaire de l'aéroport, le fonds de pension canadien OTPP, a confirmé son soutien à l'aéroport frappé par un attentat le 22 mars dernier.

Belga
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©Jean-Luc Flémal

Le plan d'investissement d'un milliard d'euros prévu, et déjà entamé, pour l'aéroport de Zaventem n'est pas remis en cause, a indiqué le CEO de Brussels Airport, Arnaud Feist, alors que le principal actionnaire de l'aéroport, le fonds de pension canadien OTPP, a confirmé son soutien à l'aéroport frappé par un attentat le 22 mars dernier.

"Nous avons reçu beaucoup de soutien de nos actionnaires, sans la moindre pression", a souligné M. Feist mardi, au début d'une visite de trois jours à Toronto (Canada). "Nous avons reçu beaucoup de soutien de la part de nos actionnaires, tant privés (outre l'OTPP, l'Australien Macquarie) que public (l'Etat belge). Immédiatement après les attentats, ils ont confirmé leur plein soutien. 'Fais ce que tu as à faire', ont-ils dit, sans mettre la moindre pression", insiste le patron de Brussels Airport.

Ce soutien confirme notamment le plan d'investissement d'un milliard d'euros d'ici 2025 qui doit notamment donner lieu à un renouvellement du hall des départs en un "terminal du futur" ou à l'extension de la jetée A, qui devrait s'avérer nécessaire d'ici 2022-2023.


70.000 passagers dimanche

Quelque 70.000 passagers ont foulé le tarmac de Brussels airport dimanche, à la fin du long week-end de l'assomption, soit la plus grande affluence depuis les attentats du 22 mars. "Nous sommes optimistes" quant au retour des voyageurs à l'aéroport de Zaventem, a indiqué le CEO Arnaud Feist, "mais le véritable test aura lieu durant les mois d'été". Grâce à la mise en service partielle du hall des départs, en plus de l'infrastructure temporaire des check-in, l'aéroport fonctionne actuellement à 80% de sa capacité. "Je suis content que nous ayons trouvé une solution pour le pre-screening", ajoute le responsable. Des longue files d'attente s'étaient formées à cet endroit la semaine dernière, et certaines personnes avaient raté leur avion. Depuis mercredi dernier, les navetteurs ne sont plus systématiquement contrôlés. "Nous sommes maintenant le seul aéroport en Europe à avoir un pré-check. C'est un atout: il y a un contrôle de sécurité à la hauteur et cela n'a pas d'impact négatif sur les voyageurs."

La prochaine étape est d'atteindre les 100% de capacité de l'aéroport. L'ambition est d'y parvenir en juin, juste à temps pour le pic des mois d'été. "L'objectif est de ne plus avoir besoin des infrastructures temporaires", et que tous les passagers puissent à nouveau emprunter le hall des départs habituel.

Les mois d'été - qui affichent de 80 à 84.000 passagers les jours de grande affluence - seront les vrais tests pour Brussels airport, estime le CEO. "Nous sommes optimistes, mais c'est important pour redresser l'image de Bruxelles et de toute la Belgique." Raison pour laquelle Arnaud Feist, Bernard Gustin (CEO de Brussels airlines) et le secrétaire d'Etat au commerce extérieur Pieter De Crem se sont rendus à Toronto pour une visite de trois jours.