"One Hour Challenge": Qui connaît un bon? (QCUB)

Qui connaît un bon… ? On vous laisse compléter la question. A la recherche d’un bon coiffeur ou d’un bon restaurant ? Vous pourrez aussi opter pour Google, Yelp ou TripAdvisor. Mais avec quel degré de confiance ? C’est pour répondre, précisément, à ce souci de pertinence et de confiance des recommandations que deux jeunes entrepreneurs liégeois ont créé cette strat-up. Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".

P-F Lovens
"One Hour Challenge": Qui connaît un bon? (QCUB)
©Alexis Haulot

60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session de “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec leur portrait et les avis du coach Ben Piquard, directeur de LeanSquare, et d’experts de BNP Paribas Fortis, Marie-Cécile Van Ecke, directeur général Retail&Private Banking Bruxelles, et Marie-Noëlle Rainchon, directeur Banque des Entrepreneurs Bruxelles.


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



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PORTRAIT de "Qui connaît un bon… ?" (QCUB)

Qui connaît un bon… ? On vous laisse compléter la question. Tout est possible, ou presque. A la recherche d’un bon coiffeur ou d’un bon restaurant ? Vous vous adresserez sans doute à votre entourage, mais il n’aura pas réponse à tout. Vous pourrez aussi opter pour Google, Yelp ou TripAdvisor. Mais avec quel degré de confiance ? C’est pour répondre, précisément, à ce souci de pertinence et de confiance des recommandations que deux jeunes entrepreneurs liégeois, Sébastien Leidgens et Alexandre Sartini, ont créé “ Qui connaît un bon ? ” (QCUB) au printemps 2015. Combinant pages Facebook et sites Internet dédiés à des communautés urbaines (un total de 22 villes à ce jour, réparties sur la Belgique et la France), QCUB joue la carte des recommandations formulées par des “gens du cru” (Liège, Namur, etc.).

“C’est du bouche à oreille 2.0” , résume Alexandre Sartini. En un an, QCUB a déjà engrangé un joli succès : 200 000 fans Facebook, 260 000 visiteurs uniques par mois, plus de 10 000 questions posées et plus de 300 000 recommandations. Mais le “job” ne s’arrête évidemment pas là pour les deux fondateurs. Construire une audience, c’est bien; la monétiser, c’est encore mieux ! Deux sources de revenus ont été identifiées : des messages sponsorisés par les commerces recommandés sur les pages Facebook et des annonces sur les sites (www.qcunbon.be et www.qcunbon.fr). La stratégie prévoit aussi de personnaliser davantage les recommandations. MM.Leidgens et Sartini sont à la recherche de 200 000 € pour financer l’envol de leur start-up.


AVIS DU COACH

  • En général:

Je recommande toujours aux porteurs de projets de développer, d’abord, de la traction client avant de faire des plans compliqués de business modèle et d’investissements. QCUB démontre déjà plus qu’une marque d’intérêts (lire ci-dessus), un véritable engouement. Le business modèle doit encore être un peu affiné, notamment dans l’optimalisation du coût d’acquisition client. Vendre des services à des commerçants reste un travail de fourmis et de longue haleine, mais le projet a déjà mis en place de solides bases pour une belle croissance.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺☺☺

Business modèle :☺☺☺

Traction client :☺☺☺☺☺

Finançable :☺☺☺☺

  • Feedback:

QCUB a réinventé le bouche à oreille social en format 21 e siècle. Le contenu est généré par les utilisateurs de Facebook et le modèle est structurellement territorial. C’est évidemment idéal pour une croissance (“scaling”). Fort des premiers succès, je recommanderais d’explorer la piste de collaborations commerciales avec des organisations qui ont déjà, en portefeuille clients, les nombreux commerçants des villes (banques, secrétariats sociaux,…) et qui cherchent à diversifier leur offre de services.

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

L’ idée est simple, efficace et surfe sur le principe de communauté. Elle répond à un besoin du marché au vu du nombre d’utilisateurs en croissance rapide. L’étape visant à regrouper les utilisateurs Facebook, selon leurs profils, est un pas nécessaire à franchir. La rentabilité de ce type de business provient uniquement de la volonté des commerces à investir en publicité sur le site. Les concepteurs de QCUB ont prévu une offre d’appel attractive et un développement commercial rapide.

Le démarchage des commerces devrait passer par l’engagement de commerciaux expérimentés dans la vente de publicité en ligne afin d’atteindre les résultats espérés. En termes de traction client, les commerces devraient être intéressés par le concept. A une condition : mettre en place cette publicité de manière subtile afin de ne pas faire penser que les recommandations des utilisateurs sont influencées par la publicité, ce qui mettrait à mal l’idée de base de “recommandation selon ses goûts personnels”. Le projet ne nous paraît pas encore finançable . QCUB doit montrer son efficacité commerciale. Seuls des contrats publicitaires nombreux, renouvelés et portant sur une clientèle variée pourront rassurer les institutions financières.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺☺☺

Finançable :☺☺