Besix et City Mall raflent les projets de shopping d’Urbanove

Les créanciers de la société sont parvenus à un accord ce mercredi.

Besix et City Mall raflent les projets de shopping d’Urbanove
C.M. et Al.D.

Fin du marathon pour Patrick Van Leynseele (DalDewolf), le mandataire de justice désigné par le tribunal de commerce francophone de Bruxelles, dans un dossier immobilier on ne peut plus sensible. Ce mercredi 30 novembre, les plus gros créanciers de la société Urbanove, actuellement sous le coup d’une procédure en réorganisation judiciaire (PRJ), sont parvenus à s’accorder sur le choix des repreneurs des deux fameux projets immobiliers de centres commerciaux portés par la société.

Un total de 21 millions d’euros

Ainsi, c’est Besix Red, le pôle immobilier du groupe Besix, qui reprend le projet namurois "Le Côté Verre", tandis que la société City Mall de Patric Huon, ex-associé de Banimmo dans Urbanove et premier initiateur du projet verviétois avec sa société Foruminvest Belgium, obtient le projet "Au fil de l’Eau" à Verviers. Au détriment des autres candidats, parmi lesquels Equilis et AG Real Estate.

Le montant total de ce double investissement atteint 21 millions d’euros. Il s’agit non seulement des meilleures offres d’un point de vue financier mais également de celles considérées comme les plus aptes à être menées à bien. City Mall, qui, dans le passé, a souffert de difficultés financières pour réaliser ses développements, devra impérativement - c’est une condition suspensive - faire preuve de sa capacité à séduire les banques.

Par ailleurs, Urbanove et ses 4 filiales étaient tenues de remettre au tribunal, pour ce mercredi, un plan de redressement leur permettant de sortir de la procédure de réorganisation judiciaire dans laquelle elles sont actuellement engagées. Cette "PRJ" court en principe jusqu’au 11 janvier 2017.

La date butoir du 21 décembre

La décision définitive de l’instance bruxelloise sur le choix des deux repreneurs est attendue pour le 21 décembre, jour de l’assemblée générale des créanciers. Cette échéance doit entériner les accords trouvés entre les différentes parties. Le scénario de la faillite semble cette fois totalement écarté.