Du côté du rail belge, exit la bataille juridique avec Alstom

Du côté du rail belge, exit la bataille juridique avec Alstom
©BELGA
Al. D.

Au balcon, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire belge, Infrabel, ainsi que la SNCB n’ont pas manqué une miette des derniers rebondissements relatifs à la fusion annoncée entre l’allemand Siemens et le français Alstom. 

Ces deux derniers représentent en effet pour eux des fournisseurs de taille. Sur le volet "signalisation" d’abord. Faut-il rappeler la bataille juridique (recours croisés en cascade auprès du Conseil d’Etat, etc.) à laquelle les deux constructeurs précités se sont livrés au cours de ces dernières années afin de se torpiller l’un l’autre. Le marché de niche qu’est celui du système d’arrêt d’urgence ETCS est sur ce point très illustratif. 

"Si la fusion Alstom-Siemens permet au moins de faire cesser ces pratiques entre les deux, cela nous ferait gagner un temps précieux", réagit-on du côté d’Infrabel. Et d’émettre quelques craintes : "Cette fusion pose évidemment pas mal de questions en termes de droit de la concurrence. Quel impact cette opération aura-t-elle sur les prix des produits ? On attend de voir…" Sur le volet "matériel roulant" ensuite. Locomotives type 13, Autorail 41, M6, Désiro AM08, Loco T18-T19, M7... Siemens et Alstom fournissent tous les deux largement la SNCB. Contactée, l’entreprise publique n’a pas souhaité commenter cette annonce de fusion.