Réacteurs nucléaires indisponibles: Engie-Electrabel réfute tout défaut de maintenance

Engie-Electrabel a démenti vendredi matin les propos anonymes tenus par l'un de ses collaborateurs qui pointe du doigt la responsabilité de l'exploitant dans la dégradation du béton de plusieurs centrales nucléaires belges. "C'est incorrect et tout a fait inacceptable", a réagi une de ses porte-paroles. Le témoin anonyme en question, auquel font écho vendredi matin les sites web de la RTBF et de la VRT, épingle la responsabilité d'Engie-Electrabel dans les problèmes de béton. Il estime que la société a laissé ses centrales nucléaires se dégrader.

Réacteurs nucléaires indisponibles: Engie-Electrabel réfute tout défaut de maintenance
©FLEMAL JEAN-LUC
Belga

Engie-Electrabel a démenti vendredi matin les propos anonymes tenus par l'un de ses collaborateurs qui pointe du doigt la responsabilité de l'exploitant dans la dégradation du béton de plusieurs centrales nucléaires belges. "C'est incorrect et tout a fait inacceptable", a réagi une de ses porte-paroles. Le témoin anonyme en question, auquel font écho vendredi matin les sites web de la RTBF et de la VRT, épingle la responsabilité d'Engie-Electrabel dans les problèmes de béton. Il estime que la société a laissé ses centrales nucléaires se dégrader.

"Malgré des rapports de plus en plus alarmistes, on a décidé de ne rien faire à partir du milieu des années '90, ce qui correspond à la prise de contrôle d'Electrabel par Suez. Le profit est vraiment devenu la priorité numéro un et on a décidé de postposer les investissements de maintenance le plus possible et de les reporter d'exercices en exercices, tant que l'on n'est pas devant une situation catastrophique...", affirme-t-il.

Face à de telles accusations, Engie-Electrablel se défend vivement. "Engie-Electrabel investit massivement dans son parc de production avec plus de 200 millions annuels rien que pour la maintenance", indique la porte-parole de l'entreprise, Anne-Sophie Hugé. "Les locaux sont suivis de façon permanente et depuis la conception des centrales, puisque les bétons sont soumis à d'intenses dégagements de vapeurs et de forts chocs thermiques. Par le passé, des réparations ont bien entendu déjà été faites quand c'était nécessaire. Nous avons toujours eu l'autorisation de redémarrer", poursuit-elle.

La porte-parole souligne encore que des économies ne seront jamais réalisées aux dépens de la sécurité des installations. "On ne badine pas avec la sûreté nucléaire, c'est notre priorité absolue", insiste-t-elle.

Six des sept réacteurs belges seront à l'arrêt au mois de novembre, ce qui pourrait conduire à une pénurie d'électricité.

Dans une première réaction sur Twitter, la ministre fédérale de l'Énergie Marie Christine Marghem a jugé "désolant de constater les effets du sous-investissement chronique dans certains secteurs stratégiques comme l'énergie".

"Moi qui croyais que la sécurité était une priorité", ajoute-t-elle.

Marghem prête foi au témoin anonyme: "moi qui croyais que la sécurité était une priorité"

La ministre fédérale de l'Énergie Marie Christine Marghem a prêté foi vendredi au témoignage anonyme d'un collaborateur d'Engie-Electrabel qui pointe du doigt la responsabilité de l'exploitant dans la dégradation du béton de plusieurs centrales nucléaires belges, et a regretté avoir cru que la sécurité était une priorité du groupe énergétique. "Désolant de constater les effets du sous-investissement chronique dans certains secteurs stratégiques comme l'énergie! Moi qui croyais que la sécurité était une priorité! ", a-t-elle écrit sur Twitter en republiant une information de la RTBF.

"Engie-Electrabel est un groupe privé qui est censé faire les investissements nécessaires, en bon père de famille", ajoute-t-elle un peu plus loin.

De son côté, Engie-Electrabel a réfuté les propos anonymes, les jugeant incorrects et inacceptables, et assuré que la sécurité était bien sa priorité numéro un.

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