Préavis de grève dans le secteur de l'énergie: Engie touchée par une action syndicale ce jeudi matin

Grève dans le secteur de l'énergie: Engie touchée par une action syndicale ce jeudi matin
©JL Flémal
A.M. et L.Lam.

Des piquets de grèves ont été dressés ce jeudi matin chez Engie Electrabel à Bruxelles, près de la gare du Nord. Une action visant à empêcher le personnel d'entrer. Elle a duré entre 6h et 9h du matin. Elle fait suite au préavis de grève introduit par le secteur de l'énergie en mars.

"C'est un préavis sectoriel, donc ce n'est pas qu'Engie qui est concernée, mais plusieurs entreprises actives dans l'énergie", nous précise Anne-Sophie Hugé, responsable communication pour Engie.

Les syndicats dénoncent quant à eux, entre autres, le non-respect des conventions collectives de travail et le manque de dialogue avec les entreprises, dont Engie.

D'autres actions devraient encore avoir lieu cette semaine. Une concertation sectorielle prévue ce jeudi était l'occasion pour les syndicats de faire pression sur le secteur afin de se faire entendre.

"Le secteur de l'énergie est inquiet quant à la stabilité de l'emploi, explique Nicolas Schiettecatte, coordinateur sectoriel Energie à la CGSLB, qui n'a pas participé à l'action de ce matin. Nous sommes inquiets parce que les entreprises du secteur recourent de plus en plus à la sous-traitance. Nous souhaiterions également que davantage de plans de formation soient mis en place afin de préparer le personnel à l'évolution du métier. En outre, toute une série de choses doivent être améliorées au niveau de la convention collective de travail. La CGSLB veut laisser le dialogue possible d'où l'absence de participation à l'action de ce matin, d'autant qu'Engie est plutôt le bon élève de la classe au niveau de la commission paritaire".

Le préavis de grève sectoriel a été soutenu par Gazelco, la CNE et la CGSLB. L'épisode des licenciements par SMS chez Luminus aurait aussi laissé des traces.

Du côté de la Febeg (Fédération belge des entreprises électriques et gazières), "on déplore que la grève soit utilisée comme moyen de pression sur les employeurs alors que les négociations sont encore en cours", nous dit Stéphane Bocqué, responsable en communication.

Le climat n'est donc pas au beau fixe entre employeurs et syndicats.