Huawei, accusé d'être propriété de l'État chinois, a déposé une plainte pour diffamation

Le géant chinois des télécoms Huawei a déposé une plainte contre X pour diffamation en France après l'intervention de deux experts soutenant que le groupe était propriété de l'État chinois.

AFP
Huawei, accusé d'être propriété de l'État chinois, a déposé une plainte pour diffamation
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Le géant chinois des télécoms Huawei a déposé une plainte contre X pour diffamation en France après l'intervention de deux experts soutenant que le groupe était propriété de l'État chinois.

C'est ce qu'a indiqué le groupe à l'AFP, confirmant une information publiée dans la Lettre A.

"Dans le contexte particulier de début d'année, Huawei a déposé trois plaintes contre X avec constitution de partie civile pour diffamation publique envers un particulier en mars 2019", a expliqué le groupe dans un communiqué. 

La plainte a été déposée par la filiale française de Huawei et concerne des déclarations de deux experts lors d'émissions diffusées en tout début d'année 2019, durant lesquelles deux invités en tant qu'experts ont déclaré que le groupe était contrôlé par l'État chinois et le parti communiste chinois, précise le groupe. 

"Ces affirmations sont totalement fausses, Huawei est une entreprise privée, détenue à 100% par ses employés", a ajouté le groupe. La filiale française précise par ailleurs que la plainte ne vise en aucun cas "des médias, des journalistes ou des sociétés de production" et assure qu'elle "respecte l'indépendance des médias et la liberté de la presse". 

"Mais nous n'acceptons pas les diffamations", insiste Huawei. Huawei est montré du doigt depuis plus d'un an par le gouvernement américain qui accuse le groupe de permettre aux services de renseignements chinois d'espionner les communications transitant via les équipements de réseaux télécoms qu'il fournit partout dans le monde, des accusations formellement démenties par Huawei. 

Ces accusations sont basées notamment sur le passé du fondateur du groupe, Ren Zhengfei, ancien officier de l'armée populaire de Chine. 

Numéro deux mondial des smartphones et numéro un mondial des équipements télécoms, le groupe basé à Shenzhen (sud de la Chine) a été inscrit en mai sur la liste noire de l'administration Trump, empêchant les entreprises américaines de fournir des équipements technologiques au groupe

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