Perquisition au cabinet d'un des ex-avocats de Carlos Ghosn pour tenter de mieux comprendre sa fuite

Une perquisition conduite par l'unité d'enquête spéciale du bureau des procureurs de Tokyo a eu lieu mercredi au cabinet de l'un des ex-avocats de Carlos Ghosn, afin de tenter de comprendre les complicités dont l'ex-magnat de l'automobile a bénéficié pour s'enfuir du Japon, selon les médias.

AFP
Perquisition au cabinet d'un des ex-avocats de Carlos Ghosn pour tenter de mieux comprendre sa fuite
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Une perquisition conduite par l'unité d'enquête spéciale du bureau des procureurs de Tokyo a eu lieu mercredi au cabinet de l'un des ex-avocats de Carlos Ghosn, afin de tenter de comprendre les complicités dont l'ex-magnat de l'automobile a bénéficié pour s'enfuir du Japon, selon les médias.

Des inspecteurs en costume civil se sont rendus mercredi matin dans l'immeuble occupé par Junichiro Hironaka et ses associés au coeur de Tokyo, selon les images diffusées par la chaîne publique NHK.

"Ils ont commencé de chercher dans les locaux", a écrit la NHK, citant une source anonyme proche de l'enquête. D'autres médias ont également rapporté la même information.

Contactés par l'AFP, le cabinet de M. Hironaka et le bureau des procureurs se sont refusés à tout commentaire.

Un peu plus d'une semaine après son évasion de Tokyo, le 8 janvier, jour où Carlos Ghosn a donné une conférence de presse depuis le Liban où il s'est sauvé, les enquêteurs s'étaient déjà présentés au bureau de M. Hironaka pour saisir l'ordinateur que l'ex-patron de Renault et Nissan avait le droit d'utiliser pendant sa liberté conditionnelle dans l'archipel.

M. Hironaka, qui s'était dit "abasourdi" par la fuite de l'illustre PDG déchu, avait alors bloqué l'opération, s'abritant derrière la loi protégeant le secret professionnel entre un avocat et son client.

Mais, depuis, M. Hironaka, à l'instar de Takashi Takano, autre avocat japonais de Carlos Ghosn, a abandonné le dossier.

M. Ghosn a encore un défenseur au Japon, Hiroshi Kawatsu, mais le procès qui devait débuter cette année sur le premier volet des inculpations (non déclaration de rétributions différées) n'aura pas lieu. Seuls seront jugés les deux autres inculpés sur cette partie du dossier, l'ex-bras droit de M. Ghosn, l'Américain Greg Kelly, et Nissan, en tant que personne morale.