Un an après la crise du Covid-19, le nombre de navetteurs dans les trains belges a baissé de plus de 50 %

La fréquentation des trains a chuté de moitié depuis le début de la crise sanitaire, indique la SNCB. Une chute qui va entrainer de lourdes pertes financières en 2020, mais l'entreprise se montre optimiste pour l'avenir.

La compagnie prévoit un retour à la normale d'ici quelques années et même une croissance de 15 % à l'horizon 2030.
La compagnie prévoit un retour à la normale d'ici quelques années et même une croissance de 15 % à l'horizon 2030. ©Belga
La Libre Eco avec Belga

Le nombre de voyageurs en train représente actuellement 46 % du nombre total relevé avant l'éclatement de la crise du coronavirus, a-t-on appris auprès de la SNCB. La compagnie prévoit un retour à la normale d'ici quelques années et même une croissance de 15 % à l'horizon 2030. Du 23 mars au 3 mai 2020, seuls les déplacements essentiels étaient autorisés en Belgique. Le nombre de voyageurs en train ne représentait alors que 10 % de celui d'avant la crise. Il a réaugmenté avec les premiers assouplissements, jusqu'à un maximum de 68 % début octobre.

Les mesures ayant à nouveau été renforcées, le nombre de voyageurs a enregistré une nouvelle baisse. Fin 2020, la SNCB transportait 40 % du nombre de voyageurs d'avant la crise. Ce taux se rapproche des 50 % aujourd'hui.

Plusieurs centaines de millions d'euros de perdus

Les responsables de la SNCB entrevoient une perte d'exploitation d'environ 400 millions d'euros pour 2020, compensée par le gouvernement belge à hauteur de 264 millions. Le montant élevé de cette perte s'explique par le fait que la SNCB a maintenu une offre de trains assez importante par rapport aux pays voisins, pour permettre les déplacements des personnes exerçant des métiers essentiels.

Un porte-parole confirme que la crise n'a pas d'influence sur l'offre de trains. "Depuis mai 2020, nous roulons avec un nombre de trains maximum. On a même augmenté notre offre de trains en décembre. Il s'agit d'une première phase devant aboutir à une hausse de 4,7 % d'ici 2023. Ce qui représentera environ mille trains par semaine."