Erich Kollegger, patron de l’Institut national des radioéléments : "Cela risque de devenir compliqué de recruter des ingénieurs nucléaires"

Erich Kollegger, le patron de l’Institut national des radioéléments (IRE), travaille sur la diversification des produits de son entreprise.

Bousval - Erich Kollegger, directeur de l'IRE (Institut National des Radioelements)à Fleurus
©JC Guillaume
Libre Eco week-end | Face et profil

Depuis 2018, Erich Kollegger est directeur général de l’Institut national des radioéléments (IRE) à Fleurus. Cet ingénieur en électromécanique, sorti de la Haute École Léonard de Vinci en 1991, occupe pour la première fois de sa carrière un poste de numéro 1 d’une entreprise.

Après quinze années dans l’ingénierie, il décroche une fonction de directeur de production chez McBride, à Estaimpuis, en 2006. Il y dirige un département de fabrication de flacons en plastique. Flacons qui sont ensuite remplis avec des adoucissants ou produits de lessive du groupe. "Via cette première expérience, je me suis rendu compte que je préférais être responsable de production", déclare-t-il. "Je me suis vraiment épanoui dans cette fonction".

Un autre tournant de cette carrière est son arrivée chez Baxter, en 2012. Deux ans plus tard, il prend la tête de l’usine de Lessines. "Alors qu’auparavant, j’avais surtout travaillé dans la chimie et la pétrochimie, c’était ma première expérience dans l’industrie pharmaceutique", déclare-t-il. "C’était important lors de mon arrivée à l’IRE, qui est aux confins de la pharma et du nucléaire".

Deux produits font 90 % du chiffre

En poste depuis plus de trois ans à l’IRE, Erich Kollegger a pour mission de diversifier son business, basé depuis des années sur la production de deux radio-isotopes : le molybdène 99 et l’iode 131. "Ces deux produits représentent 85 à 90 % de notre chiffre d’affaires", explique-t-il. Le molybdène 99 sert de matière première à la fabrication du technétium 99, utilisé dans l’imagerie médicale (scintigraphie…). L’IRE envoie son molybdène 99 à des clients qui, eux-mêmes, fournissent des hôpitaux en technétium 99. De son côté, l’iode 131 sert de traitement contre le cancer.

Un élément important de diversification de l’IRE concerne la "théranostique", considérée par certains comme la nouvelle arme anti-cancer.
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