Voici le stade de foot le plus cher du monde, où vont se dérouler sept matches de l'Euro

L'enceinte de Saint-Pétersbourg doit accueillir six matches de poule et un quart de finale de l’Euro 2020. La poule B, dont fait partie la Belgique, joue plusieurs de ses rencontres dans ce stade russe qui est le plus cher du monde.

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Fleur Olagnier

La construction du stade de Saint-Pétersbourg a démarré en 2007 et a duré dix ans. Pas étonnant, puisque l’arène possède une capacité substantielle de 68 134 places, ce qui en fait le second plus grand stade de Russie. Durant cet Euro 2020 joué avec un an de retard en 2021, il sera autorisé à accueillir à 50 % de sa capacité maximale.

Derrière Wembley, l'ouvrage est celui qui recevra le plus de matches. Au total, sept rencontres de la compétition vont s'y dérouler, dont trois matches de la poule B, avec notamment Belgique-Finlande le 22 juin prochain à 21 heures. L'enceinte sera également le siège d'un quart de finale le 1er juillet.

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L'édifice russe est situé sur l'une des îles de la ville de Saint-Pétersbourg, l’île Krestowsky, d'où son surnom de Stade Krestowsky. Sa construction, initialement chiffrée à 220 millions de dollars, a pourtant dépassé... 1,5 milliard de dollars !

Pour comparaison, le Stade de France dont la capacité est de 81 300 places pour les matches de football ou de rugby, a "seulement" coûté 364 millions d'euros. Le stade de Wembley au nord-ouest de Londres - capacité 90 000 places -, où se déroulera la finale, est un des rares édifices à talonner le stade russe avec un coût de construction similaire, de 1,5 milliard d'euros.

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Alors pourquoi un tel coût ? Surnommé le "vaisseau spatial", il a été conçu en 2007 par l’architecte japonais Kisho Kurosawa. Cette "soucoupe volante" est équipée d'un toit rétractable de 286 mètres de diamètre et soutenu par 8 piliers.

La pelouse est... coulissante ! Cette fonctionnalité permet d'organiser des activités non liées au football sur une surface solide. L'édifice est ainsi prévu pour accueillir des manifestations sportives diverses comme le hockey sur glace, des concerts et des spectacles.

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De plus, un système de chauffage a été installé pour maintenir une température d'au moins 15°C dans l'enceinte, même en hiver. Enfin, du retard dans les travaux et la mise en place des dispositifs de haute technologie finissent d'expliquer le coût de construction mirobolant du Stade Krestowsky.

A noter que depuis la Coupe du monde 2018, l'ouvrage a pris le nom de Gazprom Arena. Il héberge en effet depuis 2017 le club de football russe du Zénith Saint-Pétersbourg., auparavant basé au Stade Petrovski en centre-ville, et dont le propriétaire n'est autre que le géant de l'énergie Gazprom.

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