Le "nouveau GSK" devrait générer un chiffre d'affaires de plus de 38 milliards d'euros

Le géant pharmaceutique britannique Glaxosmithkline a présenté mercredi sa nouvelle stratégie pour les années à venir et promet une hausse annuelle de 5% minimum de ses recettes à taux de change constant.

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La Libre Eco avec AFP

Le "nouveau GSK", séparé de l'entité de médicaments sans ordonnance et de parapharmacie qui devrait être introduite en Bourse l'an prochain, devrait générer un chiffre d'affaires de 33 milliards de livres d'ici 2031, a précisé le groupe lors de sa présentation stratégique. Par comparaison le chiffre d'affaires de l'an dernier - comprenant les médicaments sans ordonnance -, avait affiché des ventes de 34 milliards de livres.

La société table sur la croissance de ses médicaments en développement pour tirer cette progression, particulièrement dans les vaccins et les médicaments spécialisés, a expliqué la directrice générale Emma Walmsley lors d'une présentation aux investisseurs.

Et ce malgré la perte de l'exclusivité du médicament contre le VIH, le dolutegravir, précise-elle.

Le groupe table aussi sur une croissance annuelle des bénéfices opérationnels de 10 % à taux de change constants, avec un accent stratégique sur quatre domaines thérapeutiques: maladies infectieuses, VIH, oncologie, l'immunologie et maladies respiratoires.

Pour cette année, le groupe s'attend à un recul entre 5 et 10 % de son bénéfice net à données comparables en 2021.

Le Covid-19 pas pris en compte

La nouvelle stratégie du groupe devrait générer un dividende de 55 pence par titre en 2022 en additionnant la performance de GSK et de la division de produits sans ordonnance. GSK précise aussi que ses prévisions ne prennent pas en compte les possibles revenus provenant de traitements ou vaccins contre le Covid-19.

Le groupe ajoute avoir 20 vaccins en développement et 42 médicaments. La séparation de la division de médicaments sans ordonnance, qui affichait un chiffre d'affaires de 10 milliards de livres en 2020, est attendue mi-2022 et devrait être lancée en bourse à Londres.

Le "New GSK" gardera 20 % de la part de 68 % de GSK dans l'entité à court terme et "entend monétiser cette part" afin de renforcer le bilan du groupe. Avant cette séparation, GSK devrait recevoir un "dividende" de 8 milliards de livres de l'entité qui va être "défusionnée".

L'action de GSK, qui avait enregistré une mauvaise performance ces dernières années comparé aux autres entreprises du secteur, était en hausse de 1,25 % à 1.412,20 pence en fin de séance.

Le laboratoire, qui n'a pas encore pu mettre sur le marché de vaccin contre le Covid-19, a paradoxalement souffert de la pandémie, alors que la demande de produits et services médicaux a bondi depuis un an, et tiré le bilan de nombreux concurrents.

Le virus a éclipsé nombres d'autres maladies, ce qui a conduit à une baisse des ventes de nombreux traitements, comme les antibiotiques et des vaccins, notamment le Shingrix contre le zona.

GSK participe notamment au vaccin développé par le français Sanofi qui est actuellement en essai clinique dit de "phase 3", tablant sur un lancement fin 2021 pour ce produit après déjà des mois de retard.

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