Trois ans de prison ferme requis contre les deux complices de Carlos Ghosn qui l'ont aidé dans sa fuite

Une peine de deux ans et dix mois de prison a été requise contre Michael Taylor, ancien membre des forces spéciales américaines reconverti dans la sécurité privée, et une peine de deux ans et demi pour son fils Peter.

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La Libre Eco avec AFP

Des procureurs japonais ont requis vendredi presque trois ans de prison ferme à l'encontre de deux Américains jugés à Tokyo pour avoir aidé Carlos Ghosn à quitter le Japon fin 2019, alors qu'il était en liberté sous caution.

Une peine de deux ans et dix mois de prison a été requise contre Michael Taylor, ancien membre des forces spéciales américaines reconverti dans la sécurité privée, et une peine de deux ans et demi pour son fils Peter.

La fuite de M. Ghosn du Japon a "considérablement enfreint la justice pénale de notre pays", a souligné vendredi un procureur devant le tribunal.

"C'était un acte criminel très sophistiqué et effronté", a ajouté ce procureur, jugeant "extrêmement grave" la responsabilité de Michael Taylor qui a joué un "rôle central" dans l'opération.

Lors de la première audience de leur procès le 14 juin, les Taylor n'avaient pas contesté les faits qui leur sont reprochés. Ils avaient été arrêtés en mai 2020 aux Etats-Unis puis extradés au Japon en mars de cette année.

Circonstances rocambolesques 

Mardi, les deux hommes ont dit devant le tribunal qu'ils regrettaient "profondément" leurs actes.

La fuite de M. Ghosn s'était déroulée dans des circonstances rocambolesques: il s'était notamment caché dans un gros caisson de matériel audio pour éviter les contrôles à l'aéroport. Il avait rejoint Beyrouth via Istanbul avec des jets privés loués pour l'occasion.

Depuis, le Franco-libano-brésilien vit en permanence au Liban, restant ainsi hors d'atteinte de la justice japonaise puisque le pays du Cèdre n'extrade pas ses ressortissants.

Fin 2019, l'ancien grand patron de Renault et Nissan était en liberté sous caution à Tokyo avec l'interdiction de quitter le territoire japonais, en attendant l'ouverture d'un procès pour malversations financières présumées de sa part chez Nissan, qu'il a toujours niées.

Sa fuite avait eu un énorme retentissement mondial et profondément humilié les autorités japonaises.

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