Les ouvriers asiatiques de H&M, Nike et Primark peinent à se faire payer

Les employés des usines de vêtements en Asie qui produisent pour H&M, Nike et Primark attendent toujours une partie de leurs salaires qui n'ont pas été versés pendant la pandémie de coronavirus.

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La Libre Eco avec Belga

C'est ce qu'affirment les chercheurs du groupe de Campagne Vêtements Propres sur la base d'entretiens avec 49 ouvriers d'usine du Bangladesh, du Cambodge et d'Indonésie. Il est devenu encore plus difficile pour les travailleurs de l'habillement de joindre les deux bouts depuis le début de la crise du coronavirus.

En raison de la pandémie, les fabricants de vêtements des pays asiatiques ont été confrontés à des fermetures forcées, des annulations de commandes et des retards de paiement de la part des clients. D'après la Campagne Vêtements Propres, c'est finalement le personnel des usines qui a souffert. Sur les 26 employés des usines du Bengale et du Cambodge qui cousent des vêtements pour H&M, 18 ont déclaré que leurs patrons leur devaient des salaires. 

Pas de réponse des entreprises

En moyenne, cela représente l'équivalent de 132 dollars par travailleur. Parmi les ouvriers qui fabriquent des vêtements pour la chaîne de magasins à bas prix Primark, 11 des 12 personnes interrogées ont déclaré qu'elles attendaient toujours une partie de leur salaire. Cela représente un total de 2 890 dollars. Sur les 21 travailleurs des usines indonésiennes qui fabriquent des chaussures et des vêtements pour Nike, 13 ont déclaré qu'ils attendaient toujours leur salaire. 

Outre les salaires qui n'ont jamais été versés, les travailleurs interrogés affirment également que les salaires qu'ils ont reçus ont été réduits, en partie en raison de la suppression des allocations supplémentaires. Selon la Campagne Vêtements Propres, les travailleurs des usines de confection du Cambodge, du Bangladesh et de l'Indonésie connaissaient déjà des difficultés avant la crise en raison des bas salaires. Maintenant qu'ils reçoivent des dizaines de dollars de moins par mois, il leur est encore plus difficile de joindre les deux bouts. Selon la Campagne Vêtements Propres, la détérioration des paiements s'accompagne souvent d'intimidations dans les ateliers lorsque le personnel demande des salaires plus élevés. Nike, H&M et Primark n'ont pas pu répondre immédiatement aux questions écrites concernant l'étude.

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