KlasJet : l'enquête des autorités belges sur le transporteur des Diables rouges ne serait pas légale

La compagnie aérienne KlasJet, qui a transporté les Diables rouges pendant l'Euro de football, est visée par une enquête des autorités belges qui aurait été ouverte sans aucune base juridique.

Au moment de leur interrogatoire, les membres d’équipage n’auraient pas été autorisés à effectuer un seul appel.
Au moment de leur interrogatoire, les membres d’équipage n’auraient pas été autorisés à effectuer un seul appel. ©Shutterstock
La Libre Eco

La situation a dégénéré le 30 juin dernier, lorsque l'équipage de KlasJet a été arrêté à l'aéroport de Brussels South Charleroi. La compagnie aérienne VIP avait été sollicitée par la Fédération Royale Belge de Football, par l'intermédiaire du courtier aérien anversois The Aviation Factory, pour assurer le transport de l'équipe de football belge pendant l'Euro 2021.

Or, les autorités belges ont ouvert une enquête sur KlasJet, des investigations qui selon la compagnie n'auraient pas lieu d'être. "Parce que la libre circulation légitime des personnes, des biens et des services au sein de l'UE doit être préservée, KlasJet considère que de telles actions sont non autorisées, déclare Rita Domkute, PDG de Klasjet. La société envisage actuellement les mesures juridiques qu'elle peut prendre pour s'assurer que de telles actions ne se reproduisent pas à l'avenir. En outre, nous nous réservons le droit de défendre le nom et la réputation de notre entreprise".

Les actions menées par les autorités belges ont eu un des répercussions négatives sur les opérations quotidiennes de KlasJet, d'après la compagnie aérienne.

Trois heures d'interrogatoire, sans contact

Pour KlasJet, le 30 juin dernier, les droits de l’équipage ont été violés. En effet, au moment de leur interrogatoire, les membres d’équipage n’auraient pas été autorisés à effectuer un seul appel, même pour demander une assistance juridique, et auraient dû réaliser leur déclaration dans une autre langue que la leur. Les téléphones portables auraient été confisqués, et l'interrogatoire se serait déroulé sur plus de trois heures.

À ce jour, les autorités belges n'ont toujours pas indiqué dans quel cadre juridique l'enquête a été menée, mais ont continué à accuser Klasjet de "violations" non spécifiées. Plusieurs fonctionnaires belges ont confirmé dans divers médias qu'il n'existe pas de base légale à une telle investigation.

KlasJet, dont le siège social se trouve à Vilnius en Lituanie, a effectué une demande d'assistance auprès de son pays d'origine. L'ambassade de Lituanie à Bruxelles est donc actuellement en discussions avec le gouvernement fédéral belge, afin de clarifier les raisons et les circonstances des événements détaillés ci-dessus.

Sur le même sujet