Le "Uber chinois" contredit les rumeurs du Wall Street Journal sur sa sortie de la Bourse new-yorkaise

Le Wall Street Journal a affirmé un peu plus tôt que Didi pourrait quitter la place financière américaine.

Le "Uber chinois" contredit les rumeurs du Wall Street Journal sur sa sortie de la Bourse new-yorkaise
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La Libre Eco avec AFP

Didi, le "Uber chinois", a démenti jeudi l'hypothèse d'une sortie de la Bourse de New York dans le but d'apaiser la colère de Pékin, une option évoquée plus tôt par la presse américaine.

"Les rumeurs concernant la sortie de la Bourse sont fausses" a écrit le groupe jeudi dans un message posté sur le réseau social Weibo.

Le Wall Street Journal a affirmé un peu plus tôt que Didi pourrait quitter la place financière américaine, moyennant une compensation financière pour ses actionnaires, au moment où la Chine mène une enquête en lien avec la collecte de données privées de l'entreprise.

"Le siège de l'entreprise à Pékin a tenu des discussions avec des banquiers, régulateurs et investisseurs clés sur la manière de résoudre certains des problèmes après que Didi s'est introduit au New York Stock Exchange le 30 juin", affirme le quotidien des affaires américain, citant des sources proches du dossier.

La sortie de la Bourse, impliquant une offre publique de rachat des titres, fait partie des options initialement évoquées, précise le journal américain, ce qui faisait bondir de 17,6% le titre du géant des VTC dans les transactions électroniques précédant l'ouverture des marchés américains jeudi.

Coopération

Niant ces rumeurs, Didi affirme sur Weibo qu'il "coopère activement et pleinement à l'examen de la cybersécurité" avec Pékin.

La société domine dans son pays le marché de la réservation de voitures avec chauffeur (VTC) mais sur ordre des autorités l'application ne peut plus être téléchargée. La mesure est toutefois sans conséquence pour les utilisateurs l'ayant déjà installée sur leur téléphone.

Régulateurs et enquêteurs de plusieurs ministères ont débarqué mi-juillet au siège de Didi pour passer en revue les questions de sécurité autour des données personnelles, une opération d'ampleur inédite.

Ces déboires interviennent après la levée de 4,4 milliards dollars (3,7 milliards d'euros) par Didi lors de son entrée fin juin à la Bourse de New York à laquelle Pékin n'était pas favorable.

Ils surviennent dans un contexte de rivalité croissante avec Washington, en particulier dans le domaine de la tech, Pékin redoutant désormais que des données cruciales accumulées par ses géants ne fuient à l'étranger.

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