Le personnel de bord de Brussels Airlines menace de faire grève

Ce serait une première pour la compagnie belge : les hôtesses et stewards de Brussels Airlines menacent de partir en grève dans les prochains jours. Cause de la grogne ? Des conditions de travail qui se seraient dégradées ces dernières semaines.

Le personnel de bord de Brussels Airlines menace de faire grève
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Les conditions de travail des stewards et hôtesses se seraient dégradées. La tension monte chez Brussels Airlines : les hôtesses et stewards de la compagnie belge menacent de partir en grève dans les prochains jours. Cause de la grogne ? Des conditions de travail qui se seraient dégradées ces dernières semaines.

“La situation s’est surtout aggravée cet été, explique un steward. Le planning des vols est chaotique et intenable. Il y a des gros problèmes d’organisation. Un exemple ? Nous arrivons à une escale et nous nous rendons compte qu’aucune chambre d’hôtel ou des transports n’ont été réservés pour nous. Nous nous sentons comme les laissés-pour-compte de la direction.”.

Des actions devraient avoir lieu cet été. “Si le personnel de bord part en grève, nous les couvrirons”, explique Didier Lebbe, permanent à la CNE. “Tant que la direction ne réagit pas, les actions iront crescendo, ajoute-t-il. On commencera par une grève du zèle qui pourrait amener à l’annulation ou le retard de vols jusqu’à des arrêts stricts de travail. C’est malheureux d’en arriver là, surtout dans une compagnie aérienne qui va si mal. Le gouvernement belge qui y a mis 290 millions d’euros récemment devrait un peu s’intéresser à ce qui se passe chez Brussels Airlines”.

“Attitude surprenante”

Selon le leader syndical, la direction n’a pas tenu ses promesses. “Lors de son plan de sauvetage l’été dernier, et sous la menace d’une faillite, il avait été convenu que la compagnie demanderait plus de flexibilité au personnel de bord, développe Didier Lebbe. Mais en échange, Brussels Airlines s’était engagée à mettre en place un organe paritaire de contrôle pour éviter tous les excès. Plus d’un an plus tard, cet organe n’existe toujours pas et on voit que les excès sont là. L’attitude de la direction est vraiment très surprenante : elle voudrait qu’on fasse grève qu’elle ne s’y prendrait pas autrement”.