Pas encore à plein régime, Stellantis engrange un bénéfice net de presque 6 milliards d'euros

La marge du constructeur fraîchement formé dépasse largement celle de ses groupes originels.

Pas encore à plein régime, Stellantis engrange un bénéfice net de presque 6 milliards d'euros
© AFP
La Libre Eco avec Belga

Le groupe Stellantis a annoncé mercredi de bons résultats pour le premier semestre, un an après la paralysie du marché liée à la crise sanitaire, et malgré la pénurie de semi-conducteurs qui a amputé ses ventes de 700 000 véhicules. Le groupe né début 2021 de la fusion de PSA et Fiat-Chrysler a enregistré un bénéfice net de 5,8 milliards d'euros, contre plus de 800 millions de pertes (pro forma) sur les six premiers mois de 2020.

Son chiffre d'affaires, de 72,6 milliards d'euros, est près de quatre fois plus important que l'an passé.

"Nous avons eu un très bon semestre en termes de marges comme de ventes", s'est félicité le directeur financier du groupe, Richard Palmer, lors d'une conférence de presse.

Stellantis a enregistré une marge équivalente à 11,4 % du chiffre d'affaires, "une marge record pour les deux groupes originels", selon Richard Palmer.

Une marge opérationnelle revue à la hausse

Le groupe a notamment enregistré de bons résultats sur le marché nord-américain, avec des bonnes ventes de ses pickups Ram et de ses Jeep hybrides. En Europe, le premier marché du groupe, les ventes de Peugeot 2008 et de ses nouvelles Citroën C4, Opel Mokka et Fiat 500 électrique portent les ventes, souligne le groupe.

"Les synergies entre les deux groupes ont été mises en place plus vite que prévu", a souligné le directeur financier, pour un total d'1,3 milliard d'euros au premier semestre, notamment sur les coûts de recherche et développement.

Stellantis groupe compte atteindre désormais une marge opérationnelle autour de 10 % sur l'année 2021, alors qu'il visait entre 5,5 et 7,5 % au début de l'année. Une telle hypothèse exclut d'éventuels nouveaux confinements, ou un renforcement de la crise des semi-conducteurs.

Cette pénurie de pièces électroniques, qui a forcé le groupe à mettre certaines usines en pause, ne devrait pas "empirer", selon Richard Palmer. Le troisième trimestre devrait être "semblable" au deuxième, avec une perte de 500 000 véhicules, et la situation devrait ensuite s'améliorer.