La production de noix et de fruits secs a un avenir en Belgique : "Les résultats sont prometteurs"

Ce lundi matin, dans "Il faut qu'on en parle", Maxime Binet aborde la question de la production des fruits secs en Belgique.

La production de noix et de fruits secs a un avenir en Belgique : "Les résultats sont prometteurs"
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Rédaction en ligne

Dans son édition vacances de l’émission "Il faut qu’on parle" sur DH Radio, Maxime Binet accueillait Camille Dumont, chargée de projet pour l’ASBL WAFA et Guy Lejeune, gestionnaire d’un site de noyer.

Le second a décidé de miser sur la filière de fruits secs et plus particulièrement sur les noix et les châtaignes. "Ce projet est né de la diminution de la surface de la propriété. Nous avons eu l'idée précurseuse et un peu folle également de planter mille noyers dans la propriété. Pour le moment, les résultats sont prometteurs",nous explique-t-il. Effectivement, les agriculteurs belges n'ont pas l'habitude de travailler ce type d'aliment. Mais cela lui permet d'avoir une certaine diversité dans ses productions et donc de ses revenus.

Pour Camille Dumont, cette agriculture nouvelle apporte un vent frais au sein de l'agriculture dans le sud du pays. "Nous voulons promouvoir la biodiversité en implantant ce type de plantation. En plus, ils vont permettre de diminuer l'érosion des sols notamment."

Mais que faire avec des noix ou des châtaignes? "Dans un premier temps nous pouvons extraire ce qu'on appelle le cerneau. C'est à dire la partie comestible du fruit sec que l'on peut commercialiser comme tel. Ensuite, on peut la presser pour créer de l'huile de qualité mais également du vin ou plutôt un apéritif à 19°."

Au-delà de la production, c'est un bon moyen pour réaliser des circuits courts et bio. "Pour le commercialiser, il fallait que ce produit soit bio. Car c'est ce que la demande réclame. Avec notre petite surface, c'était le plus simple à mettre en place"poursuit le gestionnaire de projet. Dans son carton de l'invité, Guy charge cependant l'Europe qu'il accuse de tenir un discours contradictoire. "Elle manque d'ambition concrète. Que ce soit d'un point de vue social, salarial mais aussi sur les critères bio. Notamment à cause de la fiscalité, nous avons toute une série de produits qui se délocalisent. J'ai déjà reçu beaucoup de propositions pour aller extraire le cerneau dans des pays lointains. Et pourtant, j'aurais toujours la certification bio alors que mon impact environnemental ne serait pas lui même. Nous voulons maintenir nos valeurs mais cela induit que l'on doit tenir le cap avec des coûts supérieurs."