TUI, en pleine zone de turbulences, perd près d'un milliard d'euros en un seul trimestre

Le voyagiste est tout de même parvenu à retrouver un flux de trésorerie positif durant cette même période.

TUI a enregistré près de "4,2 millions de réservations pour l'été 2021". "Les affaires reprennent", veut croire l'entreprise.
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La Libre Eco avec Belga

Le numéro un mondial du voyage TUI a fait état d'une nouvelle perte de près d'un milliard d'euros au troisième trimestre de son exercice décalé 2020/2021, plombé par la pandémie malgré une reprise du tourisme en Europe.

L'entreprise allemande a enregistré, entre avril et juin, une perte nette part du groupe de 934,8 millions d'euros, selon un communiqué de presse. Le résultat d'exploitation de TUI est aussi dans le rouge, avec une perte de 748 millions d'euros.

Hôtels, vols charters, croisières qui constituent le cœur de métier du groupe allemand sont fortement affectés depuis le début de la pandémie, qui a mis à genoux le secteur du tourisme.

Conséquence : depuis le début de la crise sanitaire, le voyagiste cumule les pertes.

Des raisons d'être positif malgré tout

Signe encourageant malgré tout, l'entreprise connaît désormais une relative reprise de son activité, notamment en Europe, où de nombreuses restrictions de voyage ont été levées.

"La demande des clients et la dynamique des réservations sont fortes (...) particulièrement en Allemagne et en Europe continentale", a ainsi affirmé ainsi Fritz Joussen, le CEO du groupe.

Le chiffre d'affaire a été multiplié par huit au troisième trimestre, à 649,7 millions d'euros. Et TUI a enregistré près de "4,2 millions de réservations pour l'été 2021". "Les affaires reprennent", veut croire l'entreprise.

Mais la propagation du variant Delta, qui fait repartir le nombre d'infections à la hausse dans de nombreux pays européens, pourrait freiner cette dynamique.

Reste que pour la première fois depuis le début de la pandémie, le groupe a enregistré un flux de trésorerie positif, à 320 millions euros.

Une performance réalisée au prix d'un large plan de restructuration, entamé au printemps 2020 pour faire face de la crise. Celui-ci impliquait notamment la suppression de 8 000 postes dans le monde, et la vente de 20 % de sa flotte d'avions.

Le groupe a par ailleurs bénéficié de trois plans d'aide du gouvernement allemand, dont la totalité s'élève à 4,3 milliards d'euros.

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