Jean-Luc Crucke sur la réunion du CA de l'aéroport de Charleroi à Venise : "Le coût supplémentaire ne s'élève qu'à un millier d'euros"

L'organisation d'une réunion du conseil d'administration de BSCA, le 26 août dernier, a soulevé de vives critiques, notamment de la part des syndicats.

Jean-Luc Crucke, ministre wallon des Aéroports.
Jean-Luc Crucke, ministre wallon des Aéroports. ©Belga
La Libre Eco avec Belga

Le coût supplémentaire à charge de l'aéroport de Charleroi (BSCA) pour la tenue, fin août, d'un conseil d'administration à Venise ne s'élève qu'à un millier d'euros, a affirmé le ministre wallon des Aéroports, Jean-Luc Crucke, lundi, en commission du parlement wallon. "Selon les chiffres transmis en toute transparence par BSCA, le coût du déplacement à charge de l'aéroport est des 2.200 euros, soit moins de 250 euros par personne, dont il faut déduire la couverture des frais des administrateurs italiens lors de leur déplacement à Charleroi de l'ordre de 1.200 euros. Il en résulte que le coût net supplémentaire de ce déplacement est limité à environ 1.000 euros", a expliqué le ministre aux parlementaires Ecolo, PTB et cdH qui l'interrogeaient.

L'organisation d'une réunion du conseil d'administration de BSCA, le 26 août dernier, a soulevé de vives critiques, notamment de la part des syndicats.

Elle est pourtant prévue dans un avenant à la convention d'actionnaires signé à la fin du mois de juin. Ce texte prévoit en effet la tenue d'au minimum 6 réunions du conseil d'administration de BSCA, alternativement à Gosselies et à Venise, dans les bureaux de Save, l'actionnaire de contrôle de Belgian Airports, situés au sein de l'aéroport, a rappelé le ministre.

"Lors du conseil d'administration du 26 août, il a déjà été envisagé de proposer aux actionnaires de n'organiser qu'une réunion par an à Venise. Cette réunion coïnciderait avec la séance annuelle dévolue à la stratégie", a-t-il ajouté.

Double réunion

La réunion de Venise a par ailleurs été couplée avec une réunion du comité permanent de BSCA et aucun instant n'a été perdu., a poursuivi Jean-Luc Crucke.

"Au regard des horaires des vols opérés au départ de Charleroi, la seule alternative a été de partir le jeudi 26 août à 06h40 de Charleroi sur un vol Ryanair pour atterrir à l'aéroport de Trévise. Les réunions se sont tenues dans les locaux de l'actionnaire privé à l'aéroport de Venise - Marco Polo. Cinq administrateurs, 3 directeurs et la commissaire du Gouvernement sont repartis avec le premier vol Ryanair disponible, à savoir le lendemain matin à 09h00. Un administrateur et un directeur étaient déjà sur place pour raisons personnelles. Les réunions se sont tenues le jeudi 26 août de 09H00 à 12H30 et de 14H05 à 18H40. Outre les réunions du conseil d'administration et du comité permanent, les administrateurs ont été invités à visiter de 12H30 à 14H00 les installations aéroportuaires de Save à Venise", a-t-il longuement détaillé.

"Je pense dès lors que comparer la tenue de ce conseil d'administration dans l'enceinte de l'aéroport de Venise avec l'affaire Publifin n'était absolument pas judicieux", a enfin estimé le ministre.

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