L'abbaye de Maredret dispose désormais elle aussi de sa gamme de bières

La communauté de soeurs bénédictines a conclu un partenariat "à long terme" avec le groupe brassicole John Martin.

L'abbaye de Maredret dispose désormais elle aussi de sa gamme de bières
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La Libre Eco avec Belga

Située à moins d'un kilomètre de la célèbre abbaye de Maredsous, Maredret dispose désormais elle aussi de sa gamme de bières. La communauté de soeurs bénédictines a conclu un partenariat "à long terme" avec le groupe brassicole John Martin, ont indiqué les deux parties mardi sur place. Si les bières de Maredsous sont brassées par le groupe Duvel-Moortgat, c'est également une grosse écurie du paysage brassicole belge qui fait étape à Maredret. John Martin dispose en effet de trois sites historiques: Bruges où est produite la Bourgogne des Flandres, Itterbeek où se trouve une brasserie de lambics séculaire et la ferme Mont-Saint-Jean à Waterloo où a été relancée il y a quelques années une activité de brassage et de distillation.

Après certains essais guère concluants (bières Dominus), le groupe John Martin cherchait à développer une bière d'abbaye ayant un lien avec une communauté encore en place. Des premiers contacts ont été pris il y a trois ans avec les bénédictines de Maredret. Et John Martin, qui possède également la gamme de bières Gordon, de présenter mardi deux bières conçues en étroite collaboration avec les 18 soeurs séjournant dans cette abbaye de la vallée de la Molignée: l'Altus (6,8 % vol. alc.) et la Triplus (8 %). Les deux bières sont caractérisées par l'utilisation d'épeautre et d'épices.

Lieux de travail

"L'horticulture et l'agriculture sont des éléments très importants. Elles seront sources d'ingrédients pour nos bières. C'est dans le jardin médicinal, dans le verger et dans le potager que les sœurs et notre équipe ont puisé leur inspiration", déclare le CEO du groupe brassicole, Anthony Martin.

L'abbaye de Maredret s'étend sur une quinzaine d'hectares. Le potager et le verger constituent des lieux de travail pour les soeurs sur place. Mais celles-ci consacrent aussi leur activité à la poterie, au tissage et à l'enluminure qui fait la renommée internationale de l'abbaye.

Si les soeurs vivent en quasi autarcie grâce à leurs activités diverses, elles ne bénéficient cependant d'aucun subside pour restaurer et entretenir l'imposant édifice néo-gothique fondé en 1893. La communauté et le groupe brassicole ont donc entamé des pourparlers afin de mettre au point des bières qui mettent en valeur le lieu et ses ressources naturelles. Et à l'instar de ce qui se fait pour les autres bières d'abbaye, le brasseur devra verser des royalties à la communauté en fonction du nombre de bières vendues. Anthony Martin assure que le contrat prévoit un versement minimum de redevances, quels que soient les résultats commerciaux.

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