L'absentéisme des salariés est plus important dans les grandes que dans les petites entreprises

Les entreprises de moins de 50 salariés ont vu 26,1 % des effectifs s’absenter, contre 33,1 % pour les sociétés de plus de 100 employés.

Une absence, dans le cadre de cette étude, couvre toutes les situations où l'employé ne preste pas depuis son lieu de travail.
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Fleur Olagnier

D'après une nouvelle étude de Partena Professional menée auprès de 300 000 entreprises, les TPE/ PME belges ont connu un phénomène d'absentéisme moins massif que les plus grandes sociétés, entre 2018 et 2021.

Une absence, dans le cadre de cette étude, couvre toutes les situations où l'employé ne preste pas depuis son lieu de travail.

Ainsi, les entreprises de moins de 50 salariés ont vu 26,1 % des effectifs s’absenter, contre 33,1 % pour les sociétés de plus de 100 employés.

Le chômage temporaire a bien entendu fait monter le taux de non présence au bureau, de plus de 6 % entre 2020 et 2021. Particulièrement frappé, le secteur de l’Horeca affiche un taux d'absentéisme de 63,3 %.

Les ouvriers plus absents que les employés

En règle générale, les secteurs de la construction (33,8 %), de la santé et action sociale (32,6 %) et de l’industrie manufacturière (30,1 %) sont ceux qui connaissent le plus fort taux de non présence sur le lieu de travail. A noter que les femmes (31,4 %) sont sensiblement moins présentes que les hommes (26,7 %). Une différence qui peut s’expliquer par la popularité encore trop faible du congé parental pour les hommes.

Par ailleurs, les ouvriers ont été absents plus de 10 % de plus que les employés.

Wim Demey, Customer Intelligence Manager chez Partena Professional, nuance toutefois ces chiffres : "Croire que les absences dues à la maladie sont la seule explication de ces différences, serait faire un mauvais constat. Les employés des grandes entreprises sont plus souvent absents principalement car, en règle générale, leurs sociétés offrent plus de possibilités pour s'absenter du bureau que les TPE/PME. Elles offrent par exemple de plus en plus de jours de formation, plus de congés extra-légaux, plus de temps pour le bien-être des salariés… La flexibilité qui est celle des grands groupes, n'est pas celle des plus petites entreprises".

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