Perquisition au siège français de Lagardère

Dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en avril portant sur un différend entre le groupe Lagardère et son actionnaire le fonds Amber Capital.

Perquisition au siège français de Lagardère
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La Libre Eco avec AFP

Pris dans un différend judiciaire avec un de ses principaux actionnaires, le fonds britannique Amber Capital, le groupe Lagardère a vu son siège parisien être perquisitionné mardi, dans le cadre d'une enquête portant notamment sur des soupçons d'achats de votes. Des juges d'instruction ont ordonné cette perquisition, après l'ouverture en avril d'une information judiciaire pour "achat de votes", "abus de biens sociaux", "compte inexacts" et "information fausse ou trompeuse", a indiqué mercredi le parquet national financier (PNF), confirmant une information du Point.

Sollicités par l'AFP, le groupe Lagardère et le fonds britannique n'ont pas souhaité commenter l'information.

Au printemps, Arnaud Lagardère, 60 ans, avait dû céder face aux puissants actionnaires de la multinationale, parmi lesquels Vincent Bolloré, Bernard Arnault et le fonds Amber Capital, qui contestaient sa gouvernance.

Il était menacé de blocage et confronté aux difficultés économiques de son groupe - propriétaire d'Hachette Livre et de plusieurs médias dont la radio Europe 1 et l'hebdomadaire Paris Match - pendant la pandémie.

Le projet de transformation, présenté fin avril et validé fin juin en assemblée générale, a mis fin au statut atypique du groupe en commandite par actions, qui rendait l'héritier de Jean-Luc Lagardère indéboulonnable bien que très minoritaire au capital.

Arnaud Lagardère a obtenu par cet accord un poste de PDG pour six ans.

Avant ce dénouement, la lutte d'influence avait duré pendant des mois entre Vincent Bolloré (Vivendi), allié au fonds Amber Capital, et l'homme le plus riche de France et PDG de LVMH, Bernard Arnault, qui soutenait Arnaud Lagardère.

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