Nouveau mouvement de grève dans 37 Aldi en Belgique "en raison d'une action menée par un seul syndicat"

Les travailleurs et travailleuses de 37 magasins Aldi situés en Wallonie ont débraillé mercredi à l'appel de la Centrale nationale des employés (CNE), a indiqué à Belga le porte-parole de la chaîne de supermarchés, dans la matinée.

Nouveau mouvement de grève dans 37 Aldi en Belgique "en raison d'une action menée par un seul syndicat"
©DPA
La Libre Eco avec Belga

La direction regrette ce mouvement de grève alors que les discussions sont encore en cours avec les syndicats. La CNE dénonce un manque d'effectifs et un niveau de productivité exigé "intenable", se basant sur l'année 2020, exceptionnelle pour le secteur du commerce en raison de la crise sanitaire du coronavirus. En conséquence, le personnel de l'enseigne est sur les genoux, selon le syndicat.

Après une première action samedi, à la suite de négociations vendredi jugées infructueuses par la CNE, "37 magasins en Wallonie étaient fermés à 09h00" mercredi, sur les quelque 150 situés au sud du pays et 440 à l'échelle nationale, "en raison d'une action menée par un seul syndicat", a commenté Dieter Snoeck, porte-parole d'Aldi Belgique.

"Nous sommes désolés de ne pas pouvoir servir nos clients comme nous le souhaiterions", s'est-il excusé, "et nous déplorons cette action alors que des discussions avec les délégations syndicales sont en cours".Une nouvelle réunion entre direction et syndicats est prévue lundi.

"La sérénité des deux parties contribuerait à un dialogue ouvert avec les employés et leurs représentants et nous sommes prêts à poursuivre dans cette voie", a ajouté M. Snoeck. "Nous avons écouté les préoccupations et pris des mesures, comme une assistance en magasin lors de l'introduction de nouvelles technologies. Le dialogue sur le nombre d'heures prestées, un point important des revendications, est également mené en collaboration avec les gérants des magasins pour voir si des ajustements sont nécessaires", a poursuivi le porte-parole, ajoutant que les premières réactions étaient "positives" mais qu'il faut un certain temps pour observer tous les effets de ces mesures.

Samedi, la CNE avait prévenu que de nouvelles actions pourraient avoir lieu d'ici le 8 novembre. Après avoir été "écouté" par la direction, le syndicat attendait que ses revendications soient "entendues".