Les protocoles d'accord social proposés pour les secteurs du verre et de la métallurgie approuvés par les syndicats

La CSC et la CNE ont respectivement approuvé un protocole d'accord pour le secteur verrier et celui de la métallurgie, alors que des menaces de grèves planaient tant pour l'un que pour l'autre.

Dans les deux secteurs, comme lors des discussions nationales pour l'AIP, la marge salariale était au cœur des débats.
Dans les deux secteurs, comme lors des discussions nationales pour l'AIP, la marge salariale était au cœur des débats. ©BELGA
La Libre Eco avec Belga

Les membres de la CSCBIE (Bâtiment - Industrie - Énergie) ont approuvé à une large majorité (78,5 %) le protocole d'accord conclu dans le secteur verrier, a fait savoir un porte-parole du syndicat chrétien. Le protocole d'accord avait été trouvé début novembre dans la foulée d'un préavis de grève déposé par le front commun syndical.

Les principaux points concernent les travailleurs et travailleuses relevant de la commission paritaire 115 et de la commission SCP 115.09. Est notamment prévue une augmentation des salaires horaires bruts minima sectoriels de 0,4 %, avec un minimum de 0,10 euro/heure à partir du 1er janvier. Les primes d'équipe sectorielles connaîtront la même augmentation.

Outre ces mesures prises pour revaloriser le pouvoir d'achat, les travailleurs et travailleuses en fin de carrière pourront souscrire à tous les RCC possibles à 60 ans (régime de chômage avec complément d'entreprise).

Plus de 120 entreprises sont actives dans le verre en Belgique pour un total de 7 000 travailleurs.

Un accord aussi pour la métallurgie, mais...

Quant aux délégués CNE, ils ont approuvé la proposition d'accord dans le secteur des fabrications métalliques (CP209), a annoncé le syndicat chrétien. Le syndicat se réjouit que l'accord 2021-2022 rencontre les attentes des employés et des cadres du secteur. Il contient notamment des aides à l'aménagement des fin de carrières, une augmentation des moyens à consacrer à la formation des travailleurs et travailleuses, une amélioration importante du salaire minimum ainsi que la possibilité de négocier librement dans les entreprises une juste récompense pour tous les employés et cadres du secteur qui ont fait énormément d'efforts dans le cadre de la pandémie.

Toutefois, malgré un accord qualifié d'ambitieux, la CNE insiste sur le fait que celui-ci "démontre à nouveau que la loi sur la compétitivité de 1996 doit être revue afin de rendre la norme salariale à nouveau indicative et rendre possible la négociation libre dans les secteurs et les entreprises". Le syndicat déplore également le manque d'un accord sur la représentativité syndicale des cadres du secteur qui permettrait, selon lui, d'éviter les nombreuses discriminations qui touchent ces travailleurs et travailleuses.

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