Manifestation et pétition : Uber mobilise clients et chauffeurs pour maintenir son activité à Bruxelles

Avec seulement 5 % de ses chauffeurs autorisés à proposer leurs services à partir de ce vendredi, la plateforme Uber sollicite le soutien de ses utilisateurs.

François Thys

C'est le branle-bas de combat chez Uber. Après la décision de la justice bruxelloise d'interdire les services de mobilité fournis par des conducteurs professionnels du type LVC (service de location de voitures avec chauffeurs), la plateforme ne compte pas baisser les bras.

Ce jeudi, les utilisateurs ont reçu un message d'alerte les informant de la décision et les invitant à signer une pétition pour montrer leur soutien à l'application. "Dès ce vendredi à 18h, seuls 5 % des véhicules seront disponibles pour vos déplacements à Bruxelles (seuls les titulaires d'une licence de taxi flamande seront autorisés). Au-delà des conséquences dramatiques pour les chauffeurs, cela signifie que vous ne pourrez malheureusement plus bénéficier du service auquel vous êtes habitués et que vous devez vous attendre à des temps d'attente beaucoup plus longs pour vos déplacements", informe Uber, qui encourage ses utilisateurs à se faire entendre. "Nous sommes solidaires avec les 2000 chauffeurs et leurs familles qui sont à présent confrontées à de grandes incertitudes. C'est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir signer la pétition ci-dessous afin de les soutenir et d'appeler le gouvernement bruxellois à agir."

Jeudi midi, plus de 4.200 personnes avaient répondu à l'appel sur un objectif de 5.000 signatures. Uber espère ainsi pousser la Région bruxelloise à réformer une "réglementation du siècle dernier" que "le gouvernement bruxellois promet de réformer depuis maintenant sept ans".

En marge de cette initiative, une importante manifestation était organisée ce jeudi par les chauffeurs à Bruxelles, paralysant plusieurs axes de la capitale.

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