Uber débloque un million d'euros pour aider les chauffeurs mis à l'arrêt forcé

Alors que le gouvernement bruxellois s'écharpe sans pour l'instant aboutir à une solution pour les chauffeurs Uber privés de travail, la multinationale américaine débloque des fonds.

Uber débloque un million d'euros pour aider les chauffeurs mis à l'arrêt forcé
©Belga

La semaine dernière, un arrêt de la la cour d'appel de Bruxelles a édicté que l'entreprise Uber ne peut plus faire appel aux chauffeurs possédant une licence bruxelloise LVC (location de voiture avec chauffeur), soit 95 % des chauffeurs actuels. L'entreprise américaine Uber vient de l'annoncer: elle débloquera un million d'euros pour aider les centaines de chauffeurs mis à l'arrêt forcé. Les chauffeurs Uber recevront une prime de 500 euros pour la période d'arrêt forcé de deux semaines, en attendant le vote de l'ordonnance sparadrap, annonce l'Echo.

Pour en bénéficier, fallait être chauffeur actif sur la plateforme aux mois d'octobre et novembre 2021.Ils espèrent pour reprendre leur activité à partir du 10 décembre prochain, au moment du vote de l'ordonnance sparadrap.

Cette annonce intervient au lendemain d'une manifestation de taxis qui s'est déroulée devant le parlement bruxellois. " Sous prétexte de modernité, on accepte de ramener les conditions de travail à ce qu'elles étaient au début du XIXème siècle", a souligné Sam Bouchal , secrétaire général de la Fédération bruxelloise des taxis (BTF).

Jeudi dernier, le gouvernement bruxellois s'était entendu pour trouver une solution d'urgence à la situation des chauffeurs Uber en déposant une ordonnance sparadrap au Parlement bruxellois. Mais le PS, isolé dans le gouvernement bruxellois, refuse de suivre les autres partis de la majorité qui ont déposé une proposition lundi. Ridouane Chahid, chef de groupe PS, juge la proposition "dictée par Uber" et accuse Défi de vouloir 'transposer à Bruxelles un texte clé sur porte rédigé par une multinationale."

Ecolo, qui a des mots très durs pour Rudi Vervoort, ne veut pas d’une majorité alternative. L’exécutif bruxellois est bloqué et en crise.

La nouvelle communication d'Uber est habile. Alors que le gouvernement bruxellois s'écharpe sans pour l'instant aboutir à une solution, la multinationale américaine débloque des fonds. Si l'aide ne suffira pas à subvenir aux besoins de l'ensemble des chauffeurs Uber, elle vient se heurter frontalement au discours du PS qui la qualifie de "

multinationale critiquable tant sur les aspects de fiscalité que sur le droit du travail

" et qui rappelle via Redouane Chahid "

qu'elle a été condamnée dans d’autres pays".

Elle fait les affaires du MR, du cdH et de Défi qui soutiennent l'ordonnance sparadrap.

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