Le groupe belge DEME se sépare de sa société mère CFE

Le groupe belge, qui devient une filiale à part entière de CFE, sera également coté en bourse.

Luc Vandenbulcke, CEO de Deme à l'Expo 2020 à Dubaï (Émirats arabes unis), en octobre dernier.
Luc Vandenbulcke, CEO de Deme à l'Expo 2020 à Dubaï (Émirats arabes unis), en octobre dernier. ©BELGA
La Libre Eco avec Belga

Après avoir annoncé mardi sa candidature pour la construction d'une île énergétique en mer du Nord danoise, le groupe de dragage DEME se sépare de sa société mère CFE d'ici l'été 2022.

Le conseil d'administration de CFE a annoncé ce jeudi par un communiqué son intention de scinder le groupe en deux sociétés cotées distinctes : CFE et DEME. Le groupe est actuellement constitué de trois pôles : DEME, CFE Contracting et BPI.

"Etant donné que DEME et CFE opèrent sur des marchés et des segments géographiques différents, avec chacune des priorités stratégiques distinctes, le conseil d'administration estime qu'il est dans l'intérêt de toutes ses parties prenantes de passer à l'étape suivante et de scinder le groupe en deux. Cette scission doit à l'avenir permettre aussi bien aux travaux maritimes qu'au contracting et à la promotion immobilière de se développer en tant que deux sociétés cotées distinctes, autonomes et solides avec chacune leur gouvernance propre", précise CFE.

La transaction, soutenue par l'actionnaire majoritaire Ackermans & van Haaren (62,1 %) et Vinci (12,1 %), consiste à scinder partiellement CFE, en transférant sa participation de 100 % dans DEME à une nouvelle société nommée provisoirement Newco.

Celle-ci devrait être bouclée à l'été 2022 mais doit encore être avalisée par différents partenaires et par l'assemblée générale extraordinaire de CFE, lors de laquelle au moins 75 % du capital représenté devra se prononcer en faveur de la scission partielle.

"Après la scission partielle, CFE sera un groupe industriel diversifié centré sur quatre métiers complémentaires, à savoir la promotion immobilière, la construction, les installations techniques et le rail, actif en Belgique, au Luxembourg et en Pologne", souligne encore le communiqué.

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