Logistics Nivelles : une centaine de travailleurs bloquent un dépôt de Kuehne+Nagel à Heppignies

Pour le front commun syndical, alors que la phase 1 de la loi Renault est toujours en cours, la direction de Logistics Nivelles semble vouloir rentrer dans un rapport de force.

La Libre Eco avec Belga
Logistics Nivelles : une centaine de travailleurs bloquent un dépôt de Kuehne+Nagel à Heppignies
©Belga Image

Une centaine de travailleurs de Logistics Nivelles ont quitté le site nivellois mercredi en matinée, pour bloquer un dépôt géré par Kuehne+Nagel - le groupe international qui gère Logistics Nivelles - à Heppignies et à partir duquel sont approvisionnés les magasins Cora. Pour le front commun syndical, alors que la phase 1 de la loi Renault est toujours en cours, la direction de Logistics Nivelles semble vouloir rentrer dans un rapport de force. Les syndicats indiquent qu'une demande forte des travailleurs était de discuter le plan social à venir sur base d'un précédent plan, appliqué chez Logistics Nivelles en 2016. Ce que refuserait la direction, toujours désireuse de fermer entièrement le site en 2022 mais estimant que ce plan social serait trop cher.

"Depuis le 22 septembre et l'annonce de l'intention de fermer le site en supprimant 549 emplois, cette direction ne fait que provoquer le personnel. On l'a encore vu ces derniers jours avec des affichages aux valves de l'entreprise qui, selon nous, sont parfaitement illégaux. L'objectif est de faire réagir les travailleurs pour pouvoir fermer au plus vite mais le personnel ne rentrera pas dans ce jeu. La confiance en la direction, en tout cas, est complètement anéantie et on risque d'entrer dans une phase du conflit qui va se durcir", indique le permanent CNE Didier Lebbe.

Les représentants des travailleurs de Logistics Nivelles regrettent que Carrefour, unique client du dépôt nivellois, reste étrangement muet alors que le conflit en cours amènera sans doute des problèmes d'approvisionnement dans ses magasins en fin d'année. Pour eux, il est incompréhensible que les deux grandes multinationales européennes que sont Kuehne+Nagel et Carrefour, après avoir pris la décision de fermer purement et simplement un site logistique, refusent de payer correctement le personnel qui subit ce choix.

"Nous regrettons aussi l'attitude du gouvernement wallon qui avait apporté son soutien aux travailleurs dans un premier temps mais qui se tait dans toutes les langues depuis des semaines", ajoutent les syndicats.

Sur le même sujet